PLF 2018: encourager l’investissement productif et lutter contre la bureaucratie pour dépasser la conjoncture difficile

PLF 2018: encourager l’investissement productif et lutter contre la bureaucratie pour dépasser la conjoncture difficile

ALGER – Les membres de l’Assemblée populaire nationale (APN) ont estimé dimanche que le renforcement et l’intensification de l’investissement dans les secteurs économiques hors hydrocarbures sont la solution adéquate pour sortir de la crise financière que traverse le pays, appelant à une « révolution économique », notamment dans les secteurs producteurs de  richesse et d’emploi et à juguler les lourdeurs bureaucratiques entravant  l’investissement producteur.

Lors des débats autour du projet de la loi de Finances 2018 (PLF 2018), présenté par le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya en séance plénière présidée par Said Bouhadja en présence de membres du  gouvernement, les députés ont été unanimes à souligner que « la conjoncture est difficile » et nécessite des solutions urgentes pour faire face aux défis économiques.

A ce propos, le député Abdelhamid Si Afif du Front de libération nationale (FLN) a estimé nécessaire d’engager des réformes fiscales et financières sérieuses pour améliorer les recettes de l’Etat et booster l’économie nationale, saluant l’option du gouvernement de recourir au financement non conventionnel.

« Il faut donner davantage de prérogatives aux responsables des collectivités locales afin qu’ils puissent rechercher de nouvelles sources de financement, a-t-il ajouté.

De son côté, le député Khaled Rahmani du même parti a mis l’accent sur l’impératif de récupérer la masse monétaire du marché parallèle et de l’introduire dans le circuit bancaire officiel pour contribuer au financement du développement et de l’investissement.

Par ailleurs, la député Naima Djilali Aissa de la même formation politique a mis en avant la nécessité de conjuguer les efforts pour dépasser la crise et booster l’économie nationale à travers une révolution économique dans tous les domaines notamment dans les secteurs stratégiques à l’instar de l’agriculture, l’industrie et la recherche scientifique.

« Le recours au partenariat efficace avec les étrangers est nécessaire pour relancer l’économie nationale », a-t-elle estimé.

Evoquant le climat des investissements, Mme Djilali Aissa a appelé à la redynamisation du rôle du Fonds national d’investissement et des différents mécanismes de développement du marché monétaire national ainsi  qu’à la consécration du rôle des banques islamiques.

Elle a mis en avant également la nécessité de mettre en place une stratégie nationale pour la relance des industries manufacturières.

De son côté, le député Ben Youcef Zaouani du parti Tajamou Amal El Jazair (TAJ) a mis l’accent sur la nécessité d’améliorer la gouvernance au sein des banques et d’oeuvrer à l’adaptation de leur mode de gestion aux  normes internationales.

D’autre part, le député du FLN, Slimane Saadaoui estime que l’investissement est la solution optimale pour sortir de la crise financière actuelle.

La députée Nadia Chouitem du parti des Travailleurs (PT) a affirmé que le gouvernement avait opté à travers les lois de finance de 2015 à 2018, pour les solutions de facilité, ce qui a engendré la chute du pouvoir d’achat et  l’augmentation du taux de chômage notamment chez les jeunes.

Elle ajoute que plus de 1000 communes souffrent d’une récession économique sévère, estimant qu' »au lieu des solutions de facilité, il faudrait une volonté politique pour récupérer les montants des impôts et droits douaniers non recouvrés ».

« Malgré la forte crise mondiale et la baisse des prix du pétrole, il existe une marge pour agir en adoptant des solutions sérieuses et possibles. Rien n’est trop tard pour redresser la barre « , a-t-elle soutenu.

Les députés ont évoqué également les questions et problèmes locaux relatifs aux projets gelés notamment dans les secteurs de la santé et des transports, appelant dans le même contexte à lever du gel sur ces projets.

Le débat sur le projet de loi de finance 2018 se poursuivra jusqu’à mardi prochain, avant que le ministre des Finances, Abderrahmane Raouia ne réponde aux questions des députés.

Lamia Siffaoui
ADMINISTRATOR
PROFILE

Voir aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse électronique ne sera pas publiée. Les champs Exigés sont marqués avec *

Cancel reply