OPEP: continuer à travailler pour arriver à des résultats dans le même esprit que la réunion d’Alger

OPEP: continuer à travailler pour arriver à des résultats dans le même esprit que la réunion d’Alger
Déclaration du ministre équatorien des Affaires étrangères, Guillaume Long,au terme de ses entretiens avec le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra.

ALGER- Le ministre équatorien des Affaires étrangères, Guillaume Long a indiqué, jeudi à Alger, qu’il fallait continuer à travailler avec les équipes techniques pour arriver à la prochaine réunion de l’OPEP (Vienne) à des résultats dans le même esprit que la réunion d’Alger.

« Nous allons continuer à travailler avec nos équipes techniques pour arriver à Vienne, à des résultats qui continuent dans le même horizon, afin de ne pas laisser le marché faire tout son travail, puisqu’il nous a quand même déçus les deux dernières années », a-t-il dit, dans une déclaration à la presse, au terme de ses entretiens avec le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra.

Il a exprimé, dans ce cadre, sa satisfaction quant à « la clarté » de la déclaration de la rencontre d’Alger, relevant qu’il y avait une marge sur laquelle « nous allons travailler techniquement, les semaines qui suivent ».

Il a expliqué que fixer la production de l’OPEP entre 32,5 et 33 barils millions /jour, constitue une réduction importante surtout si on prend en ligne de compte la croissance de 1,2% annuel de la demande de pétrole.

Pour le chef de la diplomatie de l’Equateur, « ça fait quand même » huit ans, qu’il n y avait pas eu de déclaration avec « cette force et ce consensus », notant que cela est « très important, donc on est ravis, et surtout (…) d’avoir une position commune au sein de l’OPEP, avec nos frères algériens ».

« L’Algérie et l’Equateur avaient une position commune durant toute la réunion d’hier et ça nous semble important. Nous pensons que cette réunion marque l’histoire une fois de plus et l’Algérie marque l’histoire des pays producteurs de pétrole et des pays membre de l’OPEP », a-t-il soutenu.

M. Long a souligné qu’il considérait la réunion « positive ». « Il y avait des doutes avant cette réunion, qui en fait s’est déroulée de façon très satisfaisante ».

« Je pense qu’il y a un consensus entre tous les pays, que le marché en lui-même ne fait pas son travail de régulation, et qu’il fallait prendre certaines mesures », a-t-il observé, ajoutant que « les mesures prises paraissent correctes et nous avons pu échanger nos idées avec tous nos confrères des pays membres de l’OPEP ».

Il a ajouté que cette réunion avait permis d’envoyer un « signal assez fort » au marché afin de mettre un terme « un peu à ces spéculations nocives » pour les producteurs mais aussi pour les consommateurs, relevant qu’aujourd’hui c’est l’économie globale qui  fait « un peu face aux conséquences de ce manque de stabilité dans nos pays ».

M. Long a indiqué ne pas rechercher des prix comme ceux d’il y a deux à trois ans, « ce n’est pas ce que recherche l’Equateur », mais « nous cherchons une stabilité qui permet aux producteurs et consommateurs de savoir où nous en sommes et de prévoir tout ce qui concerne les investissements futures ».

« Avec l’instabilité actuelle, il ne peut pas y avoir de planification d’investissements », a-t-il soutenu.

Au terme d’une réunion de près de six heures et de plusieurs semaines de tractations, l’OPEP a annoncé mercredi soir à Alger avoir décidé de ramener sa production à un niveau de 32,5 à 33 millions de barils par jour (mbj), contre 33,47 mbj en août selon les données de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Il s’agit de la plus importante limitation depuis celle décidée durant la crise de 2008.

 

APS

S.K
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