Libor: Barclays écope d’une amende de 100 millions US

Libor: Barclays écope d’une amende de 100 millions US
Le Procureur général de New York Eric Schneiderman, a affirmé que Barclays s'était rendue coupable de comportement « frauduleux » et « anti-concurrentiel » dans le courtage du dollar américain. PHOTO TOBY MELVILLE, ARCHIVES REUTERS

La banque britannique Barclays a écopé lundi d’une nouvelle amende de 100 millions de dollars aux États-Unis pour manipulation de taux d’intérêt dont le Libor.

L’établissement a été mis à l’amende par 44 États américains dont New York, qui a annoncé l’accord. Ce compromis est le dernier en date conclu par Barclays dans cette affaire de manipulations de taux.

Le Procureur général de New York Eric Schneiderman, a affirmé que Barclays s’était rendue coupable de comportement « frauduleux » et « anti-concurrentiel » dans le courtage du dollar américain.

« Comme conséquence de la mauvaise conduite de Barclays, les entités gouvernementales et des organisations commerciales se sont vu escroquer de fonds qui auraient pu être utilisés au bénéfice de New-Yorkais », fustige M. Schneiderman.

Les faits reprochés se sont déroulés en deux périodes distinctes: de 2005 à 2007 et pendant la crise financière de 2007 à 2009.

Barclays est la première grande banque à avoir coopéré avec les États, affirme M. Schneiderman soulignant que l’enquête concernant d’autres établissements se poursuit.

Le Libor est un taux interbancaire fixé à Londres qui sert de référence pour de nombreux produits financiers représentant des sommes colossales dans le monde entier.

Il était fixé quotidiennement par 16 des principales banques mondiales de manière consensuelle et servait notamment à déterminer le taux auquel elles se prêtent de l’argent entre elles.

Des soupçons sur sa manipulation ont éclaté au grand jour en 2012 avec Barclays qui a par ailleurs déjà conclu un accord comprenant une pénalité financière de 453 millions de dollars avec le département américain de la Justice (DoJ), la CFTC (Commodity Futures Trading Commission), le régulateur des marchés des matières premières, et des régulateurs britanniques.

Le scandale a déjà coûté des milliards de dollars aux grandes banques et conduit à plusieurs procès de banquiers. Tom Hayes, un ancien courtier de Citigroup et UBS, a ainsi été condamné à 11 ans de prison ferme au Royaume-Uni.

Quatre ex-banquiers de Barclays ont aussi été condamnés, également en Grande-Bretagne, à des peines de prison dans cette même affaire.

 

AFP New York
Lapresse.ca

Sabrina Lallemand
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