Le pétrole profite des tensions géopolitiques et termine en hausse

Le pétrole profite des tensions géopolitiques et termine en hausse
Les prix ont atteint vers 12h10 leur plus haut niveau depuis trois semaines, à 67,88 dollars pour le Brent et à 63,81 dollars pour le WTI. PHOTO LARRY MACDOUGAL, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Les cours du pétrole ont progressé mardi à Londres et New York alors que des menaces de tensions géopolitiques pourraient perturber l’offre mondiale, et à la veille de la publication d’un rapport hebdomadaire américain sur les stocks de brut.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai a clôturé à 67,42 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 1,37 dollar par rapport à la clôture de lundi.

Sur le New York Mercantile Exchange (NYMEX), le baril de light sweet crude (WTI) pour le contrat d’avril, dont c’est le dernier jour de cotation, a pris 1,34 dollar à 63,40 dollars.

Les prix ont atteint vers 12h10 leur plus haut niveau depuis trois semaines, à 67,88 dollars pour le Brent et à 63,81 dollars pour le WTI.

«La hausse des tensions entre l’Arabie saoudite et l’Iran, la menace de nouvelles sanctions des États-Unis sur le Venezuela» soutiennent les prix du pétrole, a résumé Tamas Varga, analyste chez PVM.

Le président des États-Unis Donald Trump a reçu mardi le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane louant sa «grande amitié» avec le prince de 32 ans.

«Le fait même qu’ils discutent ensemble apporte un biais haussier au marché dans la mesure où la question iranienne figure parmi les sujets de conversation», a estimé Matt Smith de ClipperData.

«Il va falloir s’attendre à ce que les commentaires agressifs contre l’Iran s’accumulent durant le séjour du prince», a prévenu Olivier Jakob, analyste chez Petromatrix.

«MBS» entame une vaste offensive de charme aux États-Unis qui le mènera d’Est en Ouest, pendant près de trois semaines.

Cryptomonnaie

L’Iran est un des principaux producteurs de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), mais les États-Unis menacent de revenir sur l’accord sur le nucléaire iranien.

Cela signifierait que le pays serait à nouveau sous le coup de sanctions commerciales qui l’empêcheraient d’exporter vers certains pays.

Par ailleurs, Donald Trump a interdit lundi aux entreprises et citoyens américains tout échange impliquant la nouvelle cryptomonnaie lancée par le Venezuela.

«De nouvelles sanctions qui toucheraient les exportations de pétrole pourraient être envisagées vu le ton agressif de la Maison-Blanche récemment», a estimé M. Jakob.

Au-delà de la géopolitique, les marchés se positionnaient à la veille des données hebdomadaires de l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA) sur les réserves et la production des États-Unis.

Pour la semaine achevée le 16 mars, les analystes tablent sur une baisse des stocks de brut de 2,25 millions de barils, de 2,53 millions de barils de ceux d’essence, et de 2,25 millions de barils de ceux d’autres produits distillés (fioul de chauffage et diesel), selon la médiane d’un consensus compilé par Bloomberg.

«Le rapport sur les stocks américains pourrait continuer à apporter du soutien aux pris du pétrole» mercredi, a commenté M. Smith.

AFP

Lamia Siffaoui
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