Le pétrole monte, s’interrogeant sur l’offre mondiale

Le pétrole monte, s’interrogeant sur l’offre mondiale
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour le contrat d'août a terminé à 74,14 dollars contre 73,94 la veille, après avoir touché 75,27 dollars en séance, à son plus haut depuis novembre 2014. PHOTO ERNEST SCHEYDER, ARCHIVES REUTERS

Les cours du pétrole ont légèrement progressé mardi à la veille d’un jour férié, après que le brut américain a atteint en séance la barre des 75 dollars sous l’effet d’interrogations des marchés sur l’offre mondiale.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour le contrat d’août a terminé à 74,14 dollars contre 73,94 la veille, après avoir touché 75,27 dollars en séance, à son plus haut depuis novembre 2014.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a terminé à 77,76 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 46 cents par rapport à la clôture de lundi.

Lundi, les prix avaient reculé alors que les marchés digéraient un échange entre les États-Unis et l’Arabie saoudite, le premier consommateur mondial demandant au premier exportateur d’augmenter sa production, de 2 millions de barils par jour, selon un chiffre évoqué par le président américain Donald Trump.

«Il ne faut pas oublier que l’Arabie saoudite n’a pas promis de déployer la totalité de ses 2 millions de barils quotidiens, et que même s’ils le voulaient il leur faudrait plusieurs mois pour produire à ce rythme», a souligné Tamas Varga, analyste chez PVM.

Après la dernière réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), l’Arabie saoudite avait évoqué une hausse de la production de un million de barils par jour pour l’Organisation et ses partenaires, dont la Russie.

Selon un communiqué du ministère russe de l’Énergie publié mardi, le ministre Alexandre Novak et son homologue saoudien Khaled al-Faleh se sont entretenus au téléphone et ont réaffirmé un objectif d’un million de barils par jour de hausse.

Manque d’offre

Le marché s’inquiète d’un possible manque d’offre alors que la majorité des exportations libyennes sont interrompues et que les États-Unis ont durci le ton sur les sanctions qui pourraient être imposées aux importateurs de pétrole iranien à partir de novembre.

«Ces risques viennent s’ajouter à une industrie vénézuélienne en baisse constante tandis que des problèmes d’infrastructures empêchent le pétrole du sud des États-Unis et du Canada d’atteindre le marché international», ont noté les analystes de Morgan Stanley, qui préviennent que le marché «épuise ses capacités de production sans augmenter son niveau réel d’extraction».

Mais les cours ont perdu beaucoup de force en cours de séance sous l’effet de «deux rumeurs», d’après John Kilduff d’Again Capital.

«La première est que les États-Unis pourraient bientôt avoir recours à leurs réserves stratégiques et la seconde que la mine de sables bitumineux Syncrude au Canada pourrait reprendre son activité dès la semaine prochaine», a indiqué John Kilduff d’Again Capital.

L’exploitation de cette mine pouvant produire jusqu’à 350 000 barils par jour a été interrompue la semaine dernière en raison d’une panne électrique.

Dans ce contexte, et alors que les marchés seront fermés mercredi en raison des célébrations de l’indépendance américaine, les marchés attendront les données hebdomadaires sur les réserves des États-Unis.

Les chiffres gouvernementaux seront publiés jeudi par l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA), tandis que la fédération professionnelle de l’American Petroleum Institute partagera ses données indépendantes mardi soir.

 

Karim Arhab
CONTRIBUTOR
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