Emploi et entreprenariat: les Etats africains s’engagent à intégrer le dividende démographique dans leurs politiques nationales

Emploi et entreprenariat: les Etats africains s’engagent à intégrer le dividende démographique dans leurs politiques nationales
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ALGER – Les Etats africains se sont engagés, vendredi  soir à Alger, à intégrer le dividende démographique dans leurs politiques  nationales liées à l’emploi et à l’entreprenariat, à l’issue de leur  adoption de la Déclaration d’Alger.

Sanctionnant les travaux de la 2éme session du Comité technique spécialisé  (CTS) sur le Développement social, le travail et l’emploi (CTC-DSTE) de  l’Union africaine (UA), la Déclaration d’Alger implique également  l’engagement des Etats participants à signer et à ratifier le Protocole de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples sur les droits des  personnes âgées en Afrique.

L’intérêt étant, est-il expliqué dans le document, de recueillir  rapidement le dividende démographique lié à cette frange de la population.

A ce propos, les participants à cette session se sont également engagés à  soutenir l’élaboration d’une convention des Nations-Unies défendant les  droits de ces mêmes personnes.

Les Etats concernés ont, en outre, promis d’accroitre les mesures  nationales d’autonomisation des femmes dans le marché du travail, et ce,  conformément notamment aux chartes de l’UA sur la femme et l’enfant,  l’agenda 2030 de l’ONU ainsi qu’aux conclusions de la 61ème session du  Comité onusien sur la condition de la femme (mars 2017).

La Déclaration d’Alger comprend, également, l’engagement du continent noir  à continuer à collaborer avec l’UA s’agissant de la campagne visant à  mettre fin au phénomène du mariage des enfants et d’autres affectant cette  population vulnérable.

Par ailleurs, les Etats africains demandent à la commission de l’UA sur  les Affaires sociales à collaborer avec des organismes comme la Commission  économique pour l’Afrique (CEA), l’Organisation internationale du Travail  (OIT), sur la promotion des prévisions de l’offre et de la demande de  compétences, appelant à élaborer un modèle commun au commun, dans ce sens.

Ils ont également plaidé pour une collaboration avec ces partenaires et  d’autres comme l’Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et  l’Agriculture (FAO) et le Programme des Nations-Unies pour le Développement  (PNUD), pour faciliter l’extension de la protection et de la sécurité  sociales aux travailleurs activant dans l’informel et dans la sphère  rurale.

Ceci, est-il ajouté, tout en favorisant la transition de l’économie  informelle à celle formelle, à travers la mise en oeuvre combinée de  politiques et d’instruments pertinents de l’UA et de l’OIT.

La commission spécialisée africaine est, en outre, interpellée pour  l’élaboration d’une position commune  africaine sur l’avenir du travail    dans le continent, de même que pour l’achèvement du processus de mise en  place d’un fonds pour l’emploi et la cohésion sociale.

Les Etats africains demandent, enfin, la mise en oeuvre de l’initiative  conjointe (Commission de l’UA/Banque africaine de Développement/OIT/CEA)  relative à l’emploi des jeunes, en vue de s’assurer de sa conformité avec  la feuille de route de l’UA sur le dividende démographique et d’y intégrer  la nouvelle stratégie de la BAD sur l’emploi des jeunes dans le continent.

Entamée le 24 avril courant, la 2éme session du CTS/DSTE a été placée sous  le thème   Investir dans l’emploi et la sécurité sociale pour tirer  pleinement profit du dividende démographique, en présence de plus d’une  quarantaine de pays africains, les travaux ayant eu lieu à un niveau  ministériel (26-28 avril) et d’experts (24-25 avril).

Se déroulant tous les 2 ans, la future session se tiendra en avril 2019 à  Conakry, sous la présidence de la Guinée, a-t-on annoncé à l’issue de la  rencontre d’Alger.

 

APS

S.K
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