Webometrics 2017 : Les centres de recherche algériens s’enfoncent dans le classement mondial

Webometrics 2017 : Les centres de recherche algériens s’enfoncent dans le classement mondial
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De la 201e place mondiale, 2e en Afrique et 1ère dans le monde arabe dans l’édition 2016 du Webometrics, le CERIST chute gravement dans le classement 2017. Il a été relégué au 2384e rang mondial, 25e en Afrique et 10e dans le monde arabe, dans l’édition 2017 du classement des sites web des centres de recherche scientifique. Certains parmi les organismes algériens de recherche scientifique comme le CDTA, le CRAAG et le CREAD, ont gagné des places. D’autres, déjà mal classés, en ont beaucoup perdu. Etat des lieux…

Contrairement aux universités algériennes, les sites web des centres de recherches avaient une meilleure visibilité dans le classement Webometrics qui évalue la présence et l’influence des sites web des établissements de l’enseignement supérieur et des organises de recherche scientifique.

Si cela était valable dans les éditions 2015 et 2016 du Webometrics, cela ne semble plus être le cas. La dégringolade est manifeste dans l’édition 2017 du classement Webometrics pour l’ensemble des centres de recherches algériens. Elle l’est encore plus pour le Centre de Recherche sur l’Information Scientifique et Technique (CERIST) dont le classement mondial est passé de la 201e place (parmi 7353 centres de recherches, toutes disciplines confondues) en 2016, à la 2384e place (parmi 7953) en 2017. Une chute sans appel qui montre que le volume, la visibilité et l’impact des pages du site Web du CERIST sont en déclin.

Pour rappel, le site web du CERIST était à la 306e place mondiale en 2015, avant de passer à 201e en 2016. Il perd ainsi 2183 places dans le classement Webometrics 2017 en arrivant au 2384e rang. En Afrique, après une amélioration de son classement entre 2015 et 2016, passant de la 3e à 2e place (sur un total de 156), le CERIST réalise sans doute son plus mauvais résultat en 2017 en arrivant à la 25e place sur un total de 149 centres de recherches évalués sur le continent. En Afrique du Nord, la place du CERIST en a également pris un coup en passant de la 1ère sur 60 centres en 2016, à la 4e sur 59 en 2017. Quant au classement dans le monde arabe, la visibilité du CERIST passe de la 1ère place (sur 103) en 2016, à la 10e place (sur 102) en 2017.

Les classements webometrics des établissements universitaires et scientifique (universités et centres de recherche) se base essentiellement sur le contenu diffusé sur les sites web de ces organismes. Selon la « méthodologie » expliquée sur le site de Webometrics, le « Classement Web mesure le volume, la visibilité et l’impact des pages Web publiées par les centres de recherche, en mettant l’accent sur la production scientifique (articles référencés, contributions à la conférence, pré-imprimés, monographies, thèses, rapports, …) « .

Le classement prend également en compte « d’autres documents » à savoir la « documentation didactique, séminaires ou ateliers, bibliothèques numériques, bases de données, multimédia, pages personnelles,… « , ainsi que et les « informations générales sur l’institution, leurs départements, les groupes de recherche ou les services de soutien et les personnes qui travaillent ou fréquentent les cours ».

CDTA, CRAAG et CREAD gagnent des places

Dans la douzaine de centres de recherche algériens répertoriés dans le classement Webometrics 2017, neuf dont le CERIST ont perdu des places par rapport à 2016. Par contre, trois autres, le CDTA, le CRAAG et le CREAD, ont gagné quelques places dans le classement en Afrique, et des centaines dans le classement mondial. Au niveau national, le classement Webometrics 2017, le CERIST et le Centre de Développement des Energies Renouvelables (CDER) gardent respectivement la 1ère et 2e place comparativement à 2016. Le CDER passe de la 8e à la 34e place en Afrique, et de la 764e à la 2928e place mondiale.

Le Centre de Développement des Technologies Avancées (CDTA) qui passe en 3e position (6e en 2016) après avoir gagné dix place en Afrique (43e en 2017 contre 53e en 2016) et passé du 4103e rang au 3317e dans le classement mondial. Si le Centre de Recherche Scientifique et Technique sur les Régions Arides (CRSTRA) perd une seule place en Algérie (de 3e à la 4e), il passe de la 10e à la 59e en Afrique, et de la 919e à la 4088e place mondiale.

Le Centre de Recherche en Astronomie, Astrophysique et Géophysique (CRAAG) a amélioré son classement entre 2016 et 2017. Il passe de la 7e à la 5e place en Algérie, de la 74e à la 72e en Afrique et de la 5338e à la 4548e dans le monde.

Le Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle (CRASC) perd deux places dans le classement webometrics algérien (4e à 6e), soixante places en Afrique (24e à 84e), et près de 300 places dans le monde (2195e à 5104e). Le Research Center in Industrial Technologies (CRTI) perd deux places dans le classement national (5e à 7e), passe de la 25e à la 86e place en Afrique, et de la 2195e place à la 5327e dans le monde.

Le Centre de Recherche en Economie Appliquée pour le développement (CREAD), de la 8e à la 10e en Algérie, il gagne une place en Afrique (100e à 101e) et passe de 6279e à 5847e dans le classement mondial.

L’Institut Algérien du Pétrole (IAP), de 8e à 9e en Algérie, de 85e à 104e en Afrique, et de 5610e à 5961e dans le monde. Le Centre de Recherche en Biotechnologie (CRBT), de 9e à 10e en Algérie, de 86e à 110e en Afrique et de 5672e à 6229e dans le monde. Le Centre National de Recherche appliquée en Génie Parasismique (CGS), toujours 11e en classement national, passe de 104e à 123e en Afrique, et de 6327e à 6891e dans le monde.

Quant au Centre de Recherche Scientifique et Technique en Analyses Physico–Chimiques (CRAPC), 12e en Algérie, passe de 131e à 128e en Afrique, et de 7055e à 7117e dans le classement mondial.

A noter que le nombre des centres de recherches répertoriés dans les classements webometrics 2016 et 2017, est passé de 7353 à 7953 dans le monde, et de 147 à 149 en Afrique.

 

Abdelkader Zahar

Source : huffpostmaghreb.com

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