Wall Street toujours dominée par le contexte mondial

Wall Street toujours dominée par le contexte mondial
Désormais, Wall Street poursuit son déclin dans le sillage des places asiatiques et européennes, «comme le sentiment mondial reste inquiet avant des décisions de politique monétaire aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Japon», ont écrit les experts de la maison de courtage Charles Schwab, remarquant que «les inquiétudes se multipliaient sur la croissance (mondiale)».

PHOTO BRENDAN MCDERMID, REUTERS

 

Wall Street hésitait mardi matin, négligeant un bon chiffre sur la consommation pour rester dominée par le contexte d’aversion au risque à travers le monde: le Dow Jones perdait 0,09% mais le Nasdaq gagnait 0,18%.

Vers 9h40, l’indice vedette Dow Jones Industrial Average cédait 15,71 points à 17 716,77 points alors que le Nasdaq, à dominante technologique, prenait 8,66 points à 4857,11 points, se redressant après avoir ouvert dans le rouge. L’indice élargi S&P 500 reculait de 0,44 point, soit 0,02%, à 2078,62 points.

À Toronto, le S&P TSX reculait de 0,03% ou 4,58 points à 13 989,30 points.

Lundi, la Bourse de New York avait reculé dans une atmosphère déjà prudente avant plusieurs réunions de banques centrales et, au-delà, la perspective du référendum britannique sur l’appartenance à l’Union européenne: le Dow Jones avait perdu 0,74% à 17 732,48 points et le Nasdaq 0,94% à 4848,44 points.

Désormais, Wall Street poursuit son déclin dans le sillage des places asiatiques et européennes, «comme le sentiment mondial reste inquiet avant des décisions de politique monétaire aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Japon», ont écrit les experts de la maison de courtage Charles Schwab, remarquant que «les inquiétudes se multipliaient sur la croissance (mondiale)».

Avant les décisions jeudi de la Banque du Japon (BoJ) et de la Banque d’Angleterre, c’est la Réserve fédérale (Fed) qui se prononcera mercredi et, même si les investisseurs ne s’attendent pas à ce qu’elle durcisse immédiatement sa politique, ils scruteront son communiqué pour deviner si elle envisage de relever ses taux dès l’été.

Au-delà, ce sont néanmoins surtout «les préoccupations de plus en plus importantes sur un « Brexit » (qui) pèsent sur les marchés mondiaux» à neuf jours du référendum britannique sur le sujet, ont noté les experts de la maison de courtage Charles Schwab.

Symbole de l’angoisse des investisseurs mondiaux et, plus largement, de la perte de leurs repères face aux politiques très interventionnistes des grandes banques centrales, le marché de la dette allemande a vu, contre toute logique financière, son taux d’emprunt à 10 ans passer en territoire négatif: il faut désormais payer pour détenir cette valeur refuge par excellence.

De son côté, le marché obligataire américain montait encore, le rendement des bons du Trésor à 10 ans baissant à 1,592% contre 1,611% lundi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,397%, contre 2,429% précédemment.

Dans ce contexte, les chiffres américains du jour ne pesaient pas beaucoup, dont un bond plus marqué que prévu des prix des produits importés en mai, et, de façon plus notable, une hausse des ventes de détail le même mois.

«C’est un chiffre solide, qui ouvre la voie à une croissance d’au moins 3,5% au second trimestre», a pourtant estimé dans une note Ian Shepherdson, économiste en chef chez Pantheon Macro.

 

Lapresse.ca

Lamia Siffaoui
ADMINISTRATOR
PROFILE

Voir aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse électronique ne sera pas publiée. Les champs Exigés sont marqués avec *

Cancel reply