Un système informatique enregistrant les entrées et les sorties (EES) aux frontières extérieures de l’Union européenne (UE) va être mis sur pied. Un compromis politique à ce sujet a été atteint vendredi entre le Conseil, qui regroupe les Etats membres de l’UE, et le Parlement européen.

Proposé en avril 2016 par la Commission, ce système doit permettre d’accélérer et de renforcer les procédures de vérification pour les ressortissants de pays tiers qui se rendent dans l’Union européenne. Il enregistrera pour chaque voyageur différentes informations: nom, type de document de voyage, éléments biométriques, ainsi que la date et le lieu d’entrée et de sortie.

« Le recours aux nouvelles technologies peut nous aider à gérer le flux de voyageurs qui arrivent à nos frontières extérieures, tout en luttant contre la migration irrégulière et en renforçant notre sécurité intérieure », avait estimé le commissaire en charge de la Migration, Dimitris Avramopoulos, lors de la présentation du dispositif.

Ce dernier, qui répertoriera aussi les refus d’accès au territoire de l’UE, devrait entre autres favoriser la détection des personnes dépassant la durée de séjour maximale autorisée, ainsi que l’identification de celles qui voyagent sans papiers dans l’espace Schengen.

Les informations récoltées seront rassemblées dans une base de données centrale, à laquelle auront accès les différentes autorités compétentes des Etats membres et Europol – l’office européen de police -. Ces informations seront conservées pendant cinq ans si les individus ne respectent pas le délai de leur séjour, et pendant trois ans pour les autres.

Tous les accès et traitements des données contenues dans le système d’entrée-sortie devront toutefois « être proportionnés et nécessaires pour l’exécution des tâches des autorités compétentes ».

Des discussions techniques vont encore avoir lieu afin de finaliser les textes législatifs. L’accord définitif sera ensuite soumis au Conseil et au Parlement pour approbation.