Un «héros par accident» a ralenti la cyberattaque

Un «héros par accident» a ralenti la cyberattaque
Capture d'écran. (photo: Twitter @MalwareTechBlog)

Un chercheur britannique en cybersécurité a expliqué comment il a réussi à freiner la propagation du virus Wannacry.

Sur son blog www.malwaretech.com, un résident britannique de 22 ans, attaché à son anonymat, raconte comment il a «sauté dans tous les sens» d’excitation après avoir trouvé «par accident» un moyen de ralentir l’attaque qui a touché une centaine de pays et perturbé le bon fonctionnement de dizaines d’entreprises et organisations. La presse britannique l’a aussitôt désigné comme un «héros par accident» même s’il a fait preuve d’une grande expertise informatique et qu’il a travaillé toute la nuit de vendredi à samedi pour freiner le virus.

Tweetant à partir de @Malwaretechblog, le chercheur en cybersécurité a expliqué avoir trouvé la parade en trouvant et achetant un nom de domaine pour quelques dollars. «Généralement un logiciel malveillant est relié à un nom de domaine qui n’est pas enregistré. Simplement en enregistrant ce nom de domaine, on arrive à stopper sa propagation», a-t-il dit. Sur Twitter, il a avoué qu’il ne savait pas, au moment d’enregistrer le domaine, que la manoeuvre suffisait à arrêter le virus et que son action était donc «accidentelle au départ».

Autres formes possibles

Mais il a été chaudement félicité sur les forums spécialisés et son blog a été publié sur le site internet du National Cyber Security Centre (NCSC), le centre britannique de cyber-sécurité. Le NCSC a affirmé que «MalwareTech» était une «organisation privée» et que le «héros» du jour n’était pas l’un de leurs employés, mais qu’ils pouvaient avoir recours à son expertise. «Il a clairement réussi à enrayer la propagation», a assuré Marco Cova, spécialiste en cybersécurité chez Lastline.

De là à l’arrêter complètement? Laurent Maréchal, expert en cybersécurité chez McAfee, a préféré rester prudent. «Le nom de domaine en question est-il le seul nom de domaine concerné? Il est trop tôt pour le dire. Il se pourrait très bien que le logiciel vienne à se décliner sous d’autres formes», a-t-il dit.

(L’essentiel/nxp/ats)

Source : lessentiel.lu

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