Mise à jour – Un camion fonce sur la foule à Nice: «des dizaines» de morts et le chauffeur abattu

Mise à jour – Un camion fonce sur la foule à Nice: «des dizaines» de morts et le chauffeur abattu
PHOTO VALERY HACHE, AFP

Des «dizaines de personnes» ont été tuées ce soir à Nice, selon les autorités, alors qu’un véhicule a foncé dans une foule qui participait aux célébrations de la fête nationale de la France.

Le président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur affirme que «plus de 70 victimes sont déjà à déplorer». Le sous-préfet des Alpes-Maritimes, Sébastien Humbert, a indiqué par ailleurs qu’il y aurait «une centaine de blessés».

L’incident s’est produit sur la Promenade des Anglais, un lieu hautement touristique. Un important périmètre de sécurité a été mis en place à proximité, a constaté un correspondant de l’AFP.

«Un camion a foncé sur la foule, sur une longue distance – le long de la promenade – ce qui explique le bilan extrêmement lourd», a indiqué le sous-préfet Humbert. «Il y a eu des coups de feu, le chauffeur a été abattu.»

Les rues de Nice étaient bondées pour le feu d’artifice du 14 juillet.

Les autorités policières indiquent que l’individu aurait agi seul. Il aurait conduit son véhicule sur une distance de deux kilomètres avant d’être stoppé. La police s’abstient de parler d’attentat même si «plusieurs ingrédients» laissent penser que c’est le cas au dire d’un responsable niçois. Christian Estrosi rapporte que le camion était «chargé d’armes, chargé de grenades.» Aucune revendication n’a encore été enregistrée.

Hugo Lavigueur-Blouin, un médecin québécois en vacances à Nice avec sa conjointe, revenait des feux d’artifice sur la plage, tout près de la Promenade des Anglais, lorsqu’un mouvement de panique s’est emparé de la foule.

«Il y avait quelques familles qui couraient dans le sens contraire de la foule, l’air affolé. Je n’ai pas compris tout de suite pourquoi», a-t-il dit à La Presse.

«Lorsque nous sommes arrivés proche de la place principale, j’ai vu des dizaines de personnes affolées qui couraient en criant « il y a une bombe, sauvez-vous! »», a-t-il poursuivi.

Le jeune Québécois et son groupe d’amis ont alors rebroussé chemin en empruntant des détours pour se rendre jusqu’à leur auberge, située non loin de là.

«À l’auberge, il y avait des masses de monde qui rentraient, l’air apeuré. La police leur a dit de se mettre à l’abri.»

Au Musée des beaux-arts de Montréal, où le consulat français tenait une réception pour souligner le 14 juillet, l’atmosphère était au recueillement. Tout juste après avoir appris la nouvelle, le maire de Montréal, Denis Coderre, a initié une minute de silence. «Montréal et le Québec seront toujours avec vous», a dit le maire, ému.

«Nous vivons des moments douloureux. Notre pays est frappé une nouvelle fois et le bilan s’alourdit. Je veux vous dire combien il est important de se rassembler», a déclaré le député Frédéric Lefebvre, présent à la rencontre.

«Ceux qui ont frappé la France ont frappé la civilisation, mais il faut prendre garde à ne pas tomber dans la haine», a déclaré Bernard Landry, ancien premier ministre du Québec, qui était aussi présent à la réception.

 

Avec la collaboration de Philippe Teisceira-Lessard, Laura-Julie Perreault et Maxime Bergeron

PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD
La Presse

Sabrina Lallemand
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