Un anti paludéen contre le cancer du cerveau

Un anti paludéen contre le cancer du cerveau
Modèle moléculaire de la choroquine, médicament utilisé contre le paludisme. NSP / SCIENCE PHOTO LIBRARY

La chloroquine, une molécule utilisée dans le traitement du paludisme, pourrait être efficace dans le traitement du glioblastome, une forme de cancer du cerveau redoutable.

Première. Inciter les cellules tumorales à s’autodétruire, c’est possible. La preuve de ce cannibalisme tumoral provoqué avec un travail pionnier publié dans E life. L’agent de ce succès inattendu est la chloroquine, un anti paludéen classique, utilisé ici dans le traitement du glioblastome, une forme de cancer du cerveau redoutable et d’évolution rapide.

Stimuler l’autophagie

Pour la première fois, cette approche a été tentée par des médecins de l’université du Colorado chez une patiente âgée de 26 ans, Lisa Rosendhal, chez qui tous les traitements (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie) étaient en échec et dont le pronostic de survie était évalué à quelques mois. Les scientifiques ont eu recours à cette molécule, non pas pour ses propriétés cytotoxiques mais pour sa capacité à stimuler l’autophagie, un système de recyclage cellulaire qui provoque l’autodestruction des cellules cancéreuses. Résultat : non pas une guérison mais une stabilisation de l’évolution de la tumeur. « J’ai de la chance d’être la première à avoir bénéficié de ce traitement », a réagi Lisa Rosendhal  Trois autres patients sont actuellement en cours de traitement.

AUTOPHAGIE. Le Prix Nobel de médecine et physiolgoie 2016 avait d’ailleurs été décerné au japonais Yoshinori Ohsumi pour ses travaux sur les mécanismes de l’autophagie, mécanisme crucial pour comprendre le renouvellement des cellules et la réponse du corps à la faim et aux infections. L’autophagie est également envisagée comme une clé de longévité. A suivre. Car la chloroquine n’est pas la seule substance capable de provoquer l’autodestruction des cellules. Antidépresseur, anticoagulant et bien d’autres sont à l’étude.

 

Sylvie Riou-Milliot

Source: sciencesetavenir.fr

Sabrina Lallemand
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