Un an d’évolution du microbiote en une infographie

Un an d’évolution du microbiote en une infographie
La composition bactérienne de l'intestin est affectée par le mode de vie. Lawrence David et al / Genome Biology

L’hygiène de vie affecte la composition bactérienne de l’intestin. Pour mieux comprendre ce phénomène, un biologiste américain a analysé son microbiote de façon quotidienne pendant un an.

FLORE INTESTINALE. Jadis terra incogitamédicale, la flore intestinale n’a pas dévoilé tous ses secrets. Car la composition du microbiote a une incidence considérable : rempart contre le stress ou la dépression, lutte contre le cancer … Mais à une échelle individuelle, comment notre mode de vie influence-t-il la survie des bonnes ou mauvaises bactéries hébergées dans nos entrailles ? David Lawrence, biologiste américain, a entrepris un projet un peu fou : recenser par lui-même sa propre population bactérienne, tous les jours pendant un an. Le fruit de son expérience, très documentée, a été consigné dans la revue Genome Biology.

 

La composition bactérienne de l’intestin affectée par le mode de vie / © Lawrence David et al / Genome Biology

Chroniques bactériennes

Les résultats, consignés dans les séries temporelles ci-dessus, sont sans appel : les bactéries en voient de toutes les couleurs ! Le biologiste montre que la flore intestinale, même si elle reste « relativement stable au cours du temps (les variations entre individus étant plus importantes que les variations au cours du temps pour un individu) », peut néanmoins être« rapidement et profondément affectée par des activités humaines très banales ». Par exemple, le régime alimentaire.

La disparition soudaine de certaines lignées bactériennes autour du centième jour s’explique ainsi par un séjour à l’étranger de l’expérimentateur.  Car les données prélevées ne se limitent pas aux seuls prélèvements biologiques, puisque le chercheur a également conçu une application iPhone pour suivre à la trace toute modification de son hygiène de vie, même la plus infime.

Au total : plus de 349 paramètres pour quantifier ses bonnes ou mauvaises habitudes : qualité du sommeil, pression artérielle, prise de vitamines, fluctuations de l’humeur…). En dépit de ce protocole ambitieux, David Lawrence n’a pas réussi à établir de lien clair entre sommeil, exercice physique ou humeur et la qualité du microbiote.

Hypothèses concluantes ou non, ce type d’étude représente en tout cas un pas supplémentaire vers une médecine personnalisée d’un genre nouveau, où le recoupement d’analyses biologiques simples et de données personnelles permettrait de dépister des affections courantes.

 

Sarah Sermondadaz

Source: sciencesetavenir.fr

Lamia Siffaoui
ADMINISTRATOR
PROFILE

Voir aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse électronique ne sera pas publiée. Les champs Exigés sont marqués avec *

Cancel reply