Trump s’attaque à l’immigration et à un mur avec le Mexique

Trump s’attaque à l’immigration et à un mur avec le Mexique

Le président américain Donald Trump s’apprête à signer mercredi des décrets limitant l’immigration et à prendre de premières mesures pour bâtir un mur entre les Etats-Unis et le Mexique, s’attaquant à l’un de ses grands thèmes de campagne.

Cinq jours seulement après sa prise de fonction, le président américain doit se rendre dans l’après-midi au ministère de la Sécurité intérieure, a indiqué la Maison Blanche, et mettre en oeuvre une série de mesures de restriction de l’immigration.

« Grand jour prévu demain sur la SECURITE NATIONALE. Parmi beaucoup d’autres choses, nous allons construire le mur! », a twitté Donald Trump mardi soir sur cette question hautement polémique qui a été l’un de ses grands sujets de sa campagne électorale.

 

AFP / Ronaldo SCHEMIDTLe président mexicain Enrique Peña Nieto, le 23 janvier 2017 à Mexico


Il s’était engagé à expulser les clandestins délinquants des Etats-Unis et à ériger un mur à la frontière de 3.200 km, poreuse, entre les Etats-Unis et le Mexique, menaçant de le faire financer en ponctionnant les 25 milliards de dollars que les migrants mexicains envoient chaque année à leur famille.

Des experts ont émis de sérieux doutes sur l’efficacité, le coût exorbitant et les risques d’avalanches de procédures légales d’une telle mesure, véritable cheval de bataille de la droite et l’extrême droite, socle électoral de Donald Trump.

Il s’était engagé à expulser les clandestins délinquants des Etats-Unis et à ériger un mur à la frontière de 3.200 km, poreuse, entre les Etats-Unis et le Mexique, menaçant de le faire financer en ponctionnant les 25 milliards de dollars que les migrants mexicains envoient chaque année à leur famille.

AFP/Archives / HECTOR GUERREROUne femme tient une pancarte « Des ponts oui, des murs non » lors d’une manifestation à Ajijic, le 21 janvier 2017 au Mexique

Des experts ont émis de sérieux doutes sur l’efficacité, le coût exorbitant et les risques d’avalanches de procédures légales d’une telle mesure, véritable cheval de bataille de la droite et l’extrême droite, socle électoral de Donald Trump.

Même le ministre de la Sécurité intérieure, l’ancien général John Kelly, a indiqué, lors de sa récente audition en vue de son investiture, que le mur frontalier « pourrait ne pas être construit de sitôt ».

Le Mexique a pour sa part dessiné les lignes rouges à ne pas franchir lors de ses discussions avec l’administration Trump qui débutent ce mercredi à Washington et ne s’annoncent pas sous les meilleurs auspices. Mexico a en effet menacé de quitter la table des négociations et de rompre l’accord de libre-échange Aléna (USA, Canada et Mexique) que Donald Trump souhaite renégocier.

AFP / Gustavo IZUS, Nicolas RAMALLO, Anella RETAUSA-Mexique, frontière et migration


« Il y a des lignes rouges très claires qui doivent être dessinées dès le début », a averti mardi le ministre mexicain de l’Economie Ildefonso Guajardo, avant une rencontre avec les responsables américains, mercredi et jeudi, au côté du ministre mexicain des Affaires Etrangères, Luis Videgaray.

A la question de savoir si la délégation mexicaine quitterait les discussions si le sujet du mur et des envois de fonds des migrants mexicains étaient mis sur la table, M. Guadajardo a répondu sur la chaîne Televisa: « Absolument. »

Cette première réunion USA-Mexique vise à préparer la rencontre entre le nouveau président américain et son homologue mexicain Enrique Peña Nieto, le 31 janvier à Washington.

Donald Trump veut aussi interdire l’entrée des musulmans aux Etats-Unis, et notamment de Syriens.

AFP / SAUL LOEBDes opposants aux projets de l’oléoduc Keystone XL et d’un oléoduc dans le Dakota du Nord, le 24 janvier 2017 à Washington aux abords de la Maison Blanche

Jeudi, il devrait signer des décrets sur l’immigration et les villes « sanctuaires », qui se sont engagées à refuser d’emprisonner les clandestins lorsque leur détention aura pour but de les expulser.

Ces décrets devraient limiter l’immigration et l’accès aux Etats-Unis pour les réfugiés et les détenteurs de visas en provenance d’Irak, d’Iran, de Libye, de Somalie, du Soudan, de Syrie et du Yémen, selon le Washington Post.

Les ressortissants de ces pays sont déjà confrontés à une série d’obstacles pour obtenir un visa américain, souligne le quotidien.

– Détricoter le bilan Obama –

AFP / AFP GraphicsL’oléoduc Keystone


Donald Trump a également promis de supprimer le programme « DACA », mis en place par son prédécesseur Barack Obama en 2012 et qui a permis à plus de 750.000 clandestins arrivés mineurs sur le territoire d’obtenir des permis de séjour et de travail.

Après l’annonce du retrait de l’accord de libre-échange Asie-Pacifique (TPP), Donald Trump continue à détricoter méthodiquement le bilan de son prédécesseur démocrate Barack Obama, comme il avait promis de le faire pendant sa campagne.

M. Trump a souligné que l’aboutissement du projet Keystone XL était conditionné à une renégociation avec la société canadienne TransCanada.

 

Il a redonné vie au projet du gigantesque oléoduc Keystone XL reliant le Canada aux Etats-Unis, dont la construction avait été bloquée par M. Obama au nom de la lutte contre le changement climatique.

Long de 1.900 kilomètres, dont 1.400 aux Etats-Unis, le projet Keystone XL vise à transporter le pétrole canadien des sables bitumineux de l’Alberta (ouest) jusqu’au Nebraska (centre des Etats-Unis) d’où il pourrait rejoindre les raffineries américaines du golfe du Mexique.

« Nous allons renégocier certains des termes et, s’ils le veulent, nous verrons si cet oléoduc peut être construit », a-t-il déclaré mardi lors de la signature des documents.

Aux Etats-Unis, si le camp républicain a salué l’annonce avec enthousiasme, défenseurs de l’environnement et élus démocrates ont dénoncé à l’unisson une initiative prise au mépris des enjeux climatiques.

« Aujourd’hui, le président Trump a ignoré les voix de millions d’Américains et donné la priorité aux profits à court terme de l’industrie des énergies fossiles plutôt qu’à l’avenir de notre planète », a déploré le sénateur Bernie Sanders, ancien rival d’Hillary Clinton lors de la primaire démocrate.

 

AFP

Sabrina Lallemand
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