Liberté de la presse : Trump en guerre contre les journalistes

Liberté de la presse : Trump en guerre contre les journalistes
Donald Trump a écarté de sa campagne une dizaine de médias, une tendance inquiétante qui, selon les groupes de presse, révèle son mépris pour la liberté d'expression prévue par le premier amendement de la Constitution. PHOTO TIMOTHY A. CLARY, ARCHIVES AFP

Les relations de Donald Trump avec la presse ont été difficiles dès le lancement de sa campagne il y a un an, mais la tension est encore montée d’un cran cette semaine avec la décision du candidat républicain d’exclure le Washington Post de ses rassemblements.

Donald Trump a écarté de sa campagne une dizaine de médias, une tendance inquiétante qui, selon les groupes de presse, révèle son mépris pour la liberté d’expression prévue par le premier amendement de la Constitution.

Donald Trump s’en est pris aux journaux qui lui déplaisent en les qualifiant d’entreprises « défaillantes » et de « pourritures ».

Lors de ses rassemblements pendant les primaires, il a violemment attaqué les journalistes, les traitant de « malhonnêtes » et d’« ordures ». Certains ont été menacés par les partisans de Trump, d’autres malmenés par les services de sécurité ou les équipes du candidat républicain.

Le milliardaire n’a pas hésité à retirer les accréditations-presse à ceux qui, selon lui, avaient dépassé les bornes.

« Si les gens ne couvrent pas ma campagne de manière acceptable, ou s’ils inventent des choses, je ne vois pas pourquoi ils devraient être admis » (à ses évènements), a déclaré Trump au New York Times.

À l’inverse, les médias et en particulier les chaînes d’information en continu ont été pointés du doigt pour avoir contribué à l’ascension du candidat en lui attribuant un temps d’antenne démesuré. Selon une analyse de la société Mediaquant dans le New York Times, en mars, la couverture gratuite tous médias confondus de Donald Trump représentait l’équivalent de 1,9 milliard de dollars – plus du double d’Hillary Clinton, deuxième du classement.

Avec le Washington Post, le candidat se serait fâché après un article sur le récent attentat à Orlando affirmant qu’il semblait suggérer un soutien du président Obama aux terroristes.

Mais sa décision concernant le Post est seulement la dernière d’une longue série de mesures de rétorsion du candidat républicain présumé à la Maison-Blanche, qui provoquent incrédulité et inquiétude.

Pire que Nixon ?

« Même Saddam Hussein n’a pas privé le @washingtonpost d’accréditations presse », a twitté un ancien responsable de la rédaction du Washington Post, Rajiv Chandrasekaran, qui a couvert la guerre d’Irak.

 

MICHAEL MATHES
Agence France-Presse
WASHINGTON
Lapresse.ca

Sabrina Lallemand
ADMINISTRATOR
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