TransCanada dépose sa plainte et veut 15 milliards de dédommagement

TransCanada dépose sa plainte et veut 15 milliards de dédommagement
PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

La société TransCanada a formellement présenté sa plainte pour obtenir 15 milliards de dollars en dommages et intérêts du gouvernement américain, en raison de son rejet du projet d’oléoduc transfrontalier Keystone XL.

Dans des documents légaux déposés vendredi soir et postés sur son site, TransCanada présente officiellement sa demande d’arbitrage, en vertu de l’accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

La société avait annoncé en janvier son intention de poursuivre Washington. Elle entend faire valoir auprès d’un organe de règlement des litiges de l’ALÉNA que la décision du président Barack Obama de rejeter le projet était «injustifiée».

TransCanada indique avoir eu des contacts avec Washington en avril pour tenter de trouver une «solution à l’amiable», mais précise que les deux parties ne sont pas parvenues à s’entendre.

La plainte s’appuie sur le chapitre 11 de l’ALÉNA, signé en 1994 entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, qui vise à protéger les investisseurs étrangers contre d’éventuelles pertes.

La société basée à Calgary veut obtenir 15 milliards de dollars du gouvernement américain pour les pertes qu’elle estime avoir subies en raison de ce refus.

Le projet d’oléoduc controversé défendu par le Canada,suscitait l’opposition de nombreux groupes écologistes. Il avait été rejeté par le président Obama en novembre dernier, plus de six ans après la première demande de permis de construire de l’opérateur canadien.

Dans les documents déposés vendredi, TransCanada fait valoir que la décision du gouvernement américain ne se fondait pas sur des raisons techniques, mais qu’elle était «symbolique»et «basée seulement sur le désir de faire apparaître les États-Unis en pointe sur le changement climatique».

Long de 1900 kilomètres, dont 1400 aux États-Unis, Keystone XL visait à transporter le pétrole canadien des sables bitumineux de l’Alberta  jusqu’au Nebraska (au centre des États-Unis) d’où il aurait pu rejoindre les raffineries américaines du golfe du Mexique.

Un sommet réunissant les dirigeants des trois pays de l’ALÉNA, États-Unis, Canada et Mexique, doit avoir lieu la semaine prochaine à Ottawa.

 

 

AFP – Ottawa
Lapresse.ca

Sabrina Lallemand
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