Restauration de la Casbah: 100 jeunes bénéficiaires de contrat de travail

Restauration de la Casbah: 100 jeunes bénéficiaires de contrat de travail
Photo APS

ALGER- Près de 100 jeunes chômeurs bénéficieront de contrats de travail pour entamer les opérations de restauration et de nettoyage de la Casbah d’Alger, a indiqué mercredi à l’APS la Secrétaire générale de l’Organisation nationale des promoteurs immobiliers et de l’Association « Amis de la Casbah », Houria Bouhired.

Dans le cadre de la célébration de la journée nationale de la Casbah qui coïncide avec le 23 février de chaque année, des contrats de travail pour une durée d’une année seront accordés au profit de 100 jeunes résidents de la Casbah et autres quartiers populaires afin d’entamer les travaux de nettoyage, de restauration et de préservation de la Casbah, a déclaré Mme Bouhired.

Les jeunes concernés vont participer à des cycles de stage dans le cadre de la stratégie de lutte contre le chômage et la création de postes de travail afin de réinsérer les jeunes dans la société.

Une enveloppe financière de 24 millions de dinars algériens a été dégagée grâce au soutien de la wilaya d’Alger et du ministère de la Solidarité nationale pour enfin permettre aux jeunes d’accéder à des postes de travail et à une formation qualitative pour les aider ultérieurement à s’intégrer aisément dans la société notamment les victimes de fléaux sociaux comme la drogue et ceux ayant des antécédents pénaux, a ajouté Mme Bouhired.

Les jeunes en question seront répartis dans 10 quartiers de la Casbah (parties) pour les nettoyer et désigner les points noirs à l’instar des zones d’ordure, les fuites d’eau ou manque d’éclairage et contrôler les cas des habitations indûment occupées, a poursuivi Mme Bouhired.

La session de formation sera ouverte dès la promulgation du décret exécutif relatif au transfert du dossier de la Casbah du ministère de la culture à la wilaya d’Alger au journal officiel, a-t-elle souligné.

L’opération en question s’inscrit dans le cadre de la consécration du plan stratégique en cours d’élaboration par l’Association « Amis de la Casbah » en coordination avec la commission wilayale de la wilaya d’Alger après avoir transféré le dossier de gestion de la Casbah des services du ministère de la culture aux services de la wilaya afin d’entamer le plus grand projet de restauration de la Casbah, a-t-elle soutenu.

La formation concerne 23 spécialités notamment dans les domaines de la pose du carrelage, du coffrage, du dessin de bâtiment et d’autres métiers d’artisanat.

Des architectes, des archéologues et des enseignants de la formation professionnelle encadreront ces jeunes en vue de leur inculquer les connaissances scientifiques et techniques, pour la réhabilitation de certains petits métiers liés à l’architecture et les caractéristiques de la vielle cité, a-t-elle précisé.

Le programme de formation des jeunes aspire à la création, pour la première fois, de micro entreprises pour les jeunes spécialisés dans la restauration et la réhabilitation des vieilles bâtisses et des villes historiques et archéologiques en Algérie, outre la formation d’architectes spécialisés dans la restauration, en tirant profit de l’expérience étrangère dans le domaine, notamment espagnole et italienne, pour aboutir à la création de « la première société nationale spécialisée dans la restauration des sites archéologiques », a-t-il indiqué.

Après la restauration de la citadelle de la Casbah, Mme Bouhired a dit qu’elle proposerait la restauration des vieilles citadelles de Constantine, de Tlemcen, de Dellys et des Ksour du sud.

Elle a annoncé la tenue d’une réunion avec le représentant de la wilaya d’Alger pour examiner les mesures du lancement effectif de la réhabilitation de la Casbah, après le transfert du dossier du ministère de la culture aux services de la wilaya d’Alger, qu’elle a qualifié de mesure « positive » et « dynamique » à même de relancer ce dossier » vital pour la préservation de la mémoire.

L’opération du transfert accélérera la prise en charge de ce site historique qui a souffert de la négligence, étant un symbole de l’identité urbaine et du patrimoine culturel immatériel algérien, vu les moyens administratifs dont disposent la wilaya notamment en matière de relogement des populations, d’aménagement urbain, d’hygiène et autres, a-t-elle estimé.

Le dossier de la Casbah ne relève pas uniquement de la responsabilité de la wilaya d’Alger ou du ministère de la culture, mais de celle de tous les Algériens, étant un site classé au niveau local et international.

 

APS

Karim Arhab
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