Rappel de la boisson gazeuse « Chréa pulpe » : « un problème d’étiquetage », selon l’ACIA

Rappel de la boisson gazeuse « Chréa pulpe » : « un problème d’étiquetage », selon l’ACIA

C’est désormais la fin de l’« affaire » de la boisson gazeuse fruitée de la marque « Chréa pulpe », rappelée dernièrement par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), sous prétexte que « le produit contient des sulfites qui n’ont pas été déclarés sur l’étiquette ».

Ce rappel visait les boissons de marque « Chréa pulpe » vendues en format de 2 litres et portant les codes F 15 05 16 et E 13 02 17. Le CUP de ce produit est le 6 130065 050581.

Finalement, il ne s’agissait que d’« un problème d’étiquetage », puisque le produit sulfite Abel a bien été mentionné sur l’étiquetage du produit, selon la réglementation algérienne, sous le signe « Sin 223 ».

Après plusieurs tentatives, l’équipe de l’Élite Presse basée au Canada a réussi à avoir les explications de l’ACIA, concernant cette affaire. Précisant que l’avis d’appel est maintenu, étant donné qu’elle n’a pas reçu de communication du fabricant algérien, Tammy Jarbeau, chargée des relations avec les médias affirme que « si le produit est bien étiqueté avec les allergènes déclarés, en utilisant les noms communs approuvés, il peut être vendu au Canada ».

Ainsi, le produit en question ne présente, certes, aucun danger pour le consommateur, mais il reste, pour l’heure, interdit à la vente au Canada, jusqu’à ce qu’il soit présenté avec un nouvel étiquetage.

Mme Soraya Yacoub, experte en assurance qualité, et ancien chercheur à l’Institut de la Recherche agronomique en France pendant plusieurs années, avait apporté quelques éclaircissements au sujet de ce rappel. Dans une interview à l’Elite Presse, elle a laissé entendre qu’il s’agit d’«une tempête dans un verre d’eau ».

« L’ACIA a procédé selon les normes canadiennes en vigueur sur un problème d’étiquetage. Ce rappel ne veut pas dire que le produit est impropre à la consommation, mais il y a bel est bien une infraction aux règles d’information du consommateur sur le contenu d’un produit alimentaire destiné au marché canadien. Le producteur algérien déclare la présence de sulfites dans les ingrédients par un code qui est le « SIN 223 » mais cela n’est pas suffisant. L’importateur aurait dû s’assurer que l’emballage respecte toutes les règles locales avant de le mettre sur le marché », a-t-elle précisé.

Affirmant qu’il y a plusieurs produits de large consommation qui contiennent des sulfites, notre experte explique qu’il s’agit d’« un allergène et le consommateur canadien doit voir l’information en clair sur les produits qu’il achète ». Ce consommateur « n’est pas supposé connaître les codes tous les agents de conservation ».

La boisson « Chréa Pulpe » n’est pas plus dangereuse qu’un verre de lait frais

Les sulfites, précise-t-elle encore, « sont des substances présentes naturellement dans le corps et dans plusieurs aliments, tels que le lait, les noix, les fruits de mer, ou encore le blé, et ne présentent pas de danger ». Seulement, « certaines personnes peuvent présenter des réactions allergiques ».

Cet additif alimentaire est ajouté à certains produits étant donné qu’il s’agit d’« un antioxydant qui permet l’allongement de la durée de conservation de certains produits alimentaires et le maintien de leur couleur ». Voilà ce qui mérite d’être clair !

Entre temps, la société GCBG (Groupe CHREA Boissons Gazeuses), propriétaire et productrice de la marque « Chréa », n’a pas l’air de savoir comment faire à cette crise qui l’a frappée de plein fouet. Au moment où les journalistes de l’Elite Presse tentaient d’avoir les informations nécessaires pour les besoins de cet article, le service de Communication du GCBG ne répondait pas aux différentes demandes d’entrevues.

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