Que faut-il savoir sur le dernier remaniement ministériel de Bouteflika ?

Que faut-il savoir sur le dernier remaniement ministériel de Bouteflika ?

Un remaniement ministériel partiel a été effectué, ce samedi 11 juin 2016, par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, en écartant des ministres occupant des secteurs « sensibles », tels que le Tourisme, les Finances, ainsi que l’Énergie et l’Agriculture.

Amar Ghoul, désormais ancien ministre du Tourisme, a été remplacé par Abdelouahab Nouri, qui occupait le poste de ministre des Ressources en eau. Le départ de Ghoul, qui faisait partie de l’exécutif depuis 1999, était, selon les avis unanimes, prévisible. Déjà que la gestion de l’homme était décriée dans différents secteurs dans lesquels il était passés, mais aussi pour un lien avec les prochaines élections législatives.

Occupant un poste de chef de parti politique, Tadj,  sa mise à l’écart est due, essentiellement, au fait qu’on a voulu éviter à ce qu’il y ait, une fois ces élections arrivées, conflit concernant la double-casquette qu’aura Ghoul.

Pour Benkhalfa, remplacé à la tête du ministère des Finances par Hadji Baba Ammi, son départ était, selon les mêmes avis, inévitable. Dans la conjoncture économique actuelle, et le manque de solutions, la première personne qui en avait fait les  frais était le Gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, remplacé par Mohamed Loukal. Tout juste après ce départ, tout le monde s’attendait à ce que celui de Benkhalfa s’en suive, et c’est, au bout du compte, ce qui a été le cas.

Même chose concernant le secteur des Énergies, avec le départ de Mohamed Khebri, remplacé par le désormais ex-PDG de la Sonelgaz, Noureddine Bouterfa. Depuis la chute des prix du pétrole, l’Algérie peinait à mettre en place une politique adéquate lui permettant de passer, sans dégâts, cette étape. En outre, l’Algérie n’avait plus son mot à dire à l’échelle internationale, comme elle l’avait auparavant. Deux aspects qui ont joué en défaveur de Khebri, décrié, faut-il le dire, depuis les premiers jours de son intronisation à la tête de ce ministère.

Et avec cette crise économique, l’Algérie, comme tous les autres pays touchés, misait sur d’autres secteurs, à commencer par celui de l’Agriculture. En Algérie, ce secteur n’a pas été à la hauteur des attentes, et les différents programmes mis en place n’ont pas apporté le plus escompté, faisant que tout est resté en stand-by, confirmant, une fois de plus, que ce secteur demeure l’un des plus faibles en Algérie, depuis déjà plusieurs décennies. Et c’est somme toute logique que Sid Ahmed Ferroukhi paye les frais, lui qui a été remplacé par Chelghoum Abdeslam.

D’autres ministres, qu’on annonçait, dernièrement, sur la liste des départs, sont restés dans leurs postes, mais toujours est-il que certains d’entre eux sont sur un siège éjectable,  et un autre remaniement peut les toucher à n’importe quel moment.

Les nouveaux ministres désignés :

– M. Baba Ammi Hadji, ministre des Finances.

– M. Bouterfa Nourredine, ministre de l’Energie.

– M. Nouri Abdelwahab, ministre de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat.

– M. Chelgham Abdesslam, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche.

– M. Talai Boudjema, ministre des Travaux publics et des Transports.

– M. Ouali Abdelkader, ministre des Ressources en eaux et de l’Environnement.

– Mme Eddalia Ghania, ministre des Relations avec le Parlement.

– M. Boudiaf Mouatassem, ministre délégué auprès du ministre des Finances, chargé de l’économie numérique et de la modernisation des systèmes financiers.

– M. Boualem Bessaieh, ministre d’Etat, Conseiller Spécial auprès du président de la République.

Mohamed Benhamla

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