Quatre articles pour comprendre les combats de Jamal Khashoggi

Quatre articles pour comprendre les combats de Jamal Khashoggi

Les chroniques de Jamal Khashoggi, journaliste et intellectuel saoudien assassiné début octobre après s’être rendu au consulat d’Istanbul, sont révélatrices de ses engagements. De l’éducation à la guerre au Yémen en passant par la liberté d’expression, ces articles traduits par Courrier international retracent les combats qu’il menait.

Arabie Saoudite. Une école qui prêche l’ignorance

“Nos déplorables étudiants, qui ne savent même pas à quel point ils sont déplorables, ne comprendront pas grand-chose au monde dans lequel ils vivent”, regrettait Jamal Khashoggi en 2005, dans les colonnes du quotidien saoudien Al-Watan. “Or on finit par détester ce que l’on ne comprend pas.” L’intellectuel et journaliste, très critique de l’enseignement de l’histoire dans son pays, a réfléchi à une meilleure manière de préparer les jeunes au monde.

Éducation : l’école en question
En 2014, après la nomination de Khaled Al-Fayçal à la tête du ministère de l’Éducation en Arabie Saoudite, Jamal Khashoggi s’insurge de nouveau à propos de l’éducation, dans Al-Hayat cette fois, journal saoudien. L’éditorialiste saoudien accuse les manuels scolaires de transmettre un islam intolérant, au détriment d’une ouverture sur le monde.

“L’Arabie Saoudite doit mettre fin à la guerre au Yémen”
Exilé aux États-Unis après s’être opposé frontalement au prince héritier Mohammed ben Salmane, Jamal Khashoggi s’indigne contre la guerre menée depuis trois ans par l’Arabie Saoudite au Yémen. Dans sa chronique publiée par le Washington Post peu avant sa disparition, en septembre 2018, le journaliste enjoint à MBS de mettre un terme de toute urgence au conflit. Il prévient : “Plus cette guerre s’éternisera, plus il sera difficile de panser les plaies.”

La dernière chronique de Jamal Khashoggi
L’ultime chronique du journaliste, publiée le 18 octobre dernier dans le Washington Post, est un plaidoyer en faveur de la liberté d’expression dans le monde arabe. Elle revient sur les espoirs déçus du printemps 2011, dénonce la mainmise des gouvernements arabes sur les médias et appelle les citoyens à faire entendre leur voix.

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2 Commentaires

  • mehdi mountather
    24 octobre 2018, 13 h 58 min

    Pour éviter Donald Trump pharaon Mohamed Ben Salmane pire que pharaon et pharaon a l’enfer et pour éviter l’enfer et allez en paradis aux êtres humains et aux djinns les extraterrestres de se convertir a l’islam immédiatement avant 26.10.2018.

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  • mehdi mountather
    11 novembre 2018, 10 h 41 min

    La fin de la guerre en Yémen et Mohamed Ben Salmane en prison le 11.11.2018 après ces inondations en Arabie Saoudite pour éviter la mort des saoudiens par ces punitions d’ ALLAH les inondations les foudres les grêlons les tornades engloutissement fort séisme incendie météorite les accidents de la route de train crash d’avion coronavirus et les virus.

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