Premières conséquences du retrait de la police des stades

Premières conséquences du retrait de la police des stades

Au lieu de compter le nombre de buts inscrits dans les rencontres du championnat algérien, il faudra, désormais, compter le nombre des blessés.

C’est l’amer constat à faire au début de cette saison footballistique 2016-2017, dont le fait marquant est le désengagement de la police des stades. Les policiers vont, faut-il le rappeler, assurer la sécurité en dehors du stade, alors qu’à l’intérieur, la sécurité est à la charge des clubs.

Depuis l’annonce de ce retrait par le premier responsable de la DGSN, Abdelghani Hamel, tout le monde craignait le pire, estimant que cette décision n’est pas du tout étudiée. Et ceux qui craignaient avaient raison, au vu de ce qui s’est passé lors de la première journée, ce week-end.

Au stade Omar-Hamadi de Bologhine, celui du 20-Août d’Alger ou encore au stade 1er-Novembre de Tizi-Ouzou, plusieurs blessés ont été enregistrés, dont certains se trouvent dans un état grave, selon plusiurs sources.

Pis, les joueurs, arbitres ainsi que les entraîneurs ont affirmé qu’ils ne se sentent, eux aussi, pas en sécurité, notamment lorsqu’ils évoluent dans des stades où l’accès des supporters au terrain à partir des tribunes est facile.

Une source responsable au sein de la DGSN nous a fait savoir, ce matin, que cette décision de retrait a été prise après concertation avec les responsables de la FAF, la LFP ainsi que les présidents des clubs. Et ce sont ces derniers qui n’ont pas pu honorer leur engagement.

« Lors de notre rencontre avec les responsables de la FAF, de la LFP ainsi que les représentants des clubs, ces derniers ont affirmé qu’ils sont pour cette décision, et se sont même engagés à assurer comme il se doit la sécurité. Finalement, cela n’a pas été le cas, au vu de ce qui s’est passé lors de cette première journée », affirme notre source.

Et d’ajouter : « pour ne rien vous cacher, les responsables des clubs ont validé cette décision pour des raisons financières. Je m’explique ; le prix des tickets d’accès aux stades augmente, ce qui donne une bonne recette, et en même moment, la FAF, la LFP et la DGSN se désistent de leurs parts dans cette recette au profit des clubs, pour recruter des stadiers . Cela fait, donc, une bonne entrée d’argent pour les clubs ».

Notre interlocuteur regrette la manière avec laquelle ces stadiers ont été recrutés, en indiquant : « pour économiser de l’argent, des clubs ont fait appel à des jeunes, entre 20 et 30 ans pour assurer la sécurité, ce qui est illogique. Au stade 20-Août d’Alger, par exemple, et une fois qu’il y a eu envahissement de terrain de la part des supporters, les stadiers, qui étaient au nombre de 50, n’ont rien pu faire, jsuqu’à ce que des éléments de la Police sont intervenus pour remettre de l’ordre. Au lieu de faire appel à des sociétés de gardiennage, ces clubs s’amusent à recruter des jeunes, qui n’ont aucune formation dans ce sens, et mettent la vie des gens en danger ».

Et cela risque d’être encore pire lors des rencontres à venir, surtout lors de celles opposant des équipes dont la rivalité est grande entre leurs galeries.

Cette décision de retrait de la police des stades pourrait-elle être annulée? C’est une hypothèse qui n’est pas à écarter, sachant que plusieurs écrits ont été adressés par des comités de supporters aux services de sécurité, estimant que la situation risque de prendre des tournures alarmantes.

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