Peut-on rester jeune grâce à son alimentation ?

Peut-on rester jeune grâce à son alimentation ?
© kentwang/Flickr/CC-BY-SA-2.0

Freiner le vieillissement en mangeant ? Certaines populations dans le monde y parviendraient par leurs régimes traditionnels. Les clés : équilibres dans les acides gras, légumes frais, légumineuses…

En la matière, le Japon et la Crète, où la longévité est la plus élevée, font office de modèles. Fait étonnant, les habitudes alimentaires de ces deux régions du monde, pourtant très éloignées, présentent des similitudes. Les Crétois et les Japonais, à condition qu’ils aient gardé une alimentation traditionnelle, consomment beaucoup de légumes verts, de légumes secs et de céréales peu transformées. Ils mangent régulièrement du poisson, mais limitent les apports en viande et en sucres.

Pourquoi leur régime alimentaire est-il si vertueux ? Parce qu’il leur apporte des acides gras dans les bonnes proportions. Le poisson et l’huile de colza ou de noix contiennent en particulier de grandes quantités d’acide alpha-linolénique (oméga 3) (qu’il est désormais recommandé de consommer aux Français). Or, on sait qu’un rapport de 1 pour 5 entre oméga 3 et oméga 6 – en excès dans l’alimentation occidentale – limite les risques de maladies cardio-vasculaires, d’arthrose, d’allergies et de cancer.

L’effet bénéfique du resvératrol du vin reste à démontrer

Mais surtout, les légumes en abondance fournissent des fibres et des antioxydants. Tout comme le thé chez les Japonais, ou les fruits chez les Crétois ! Parmi ces antioxydants, des vitamines A, E et C, mais aussi des polyphénols, du zinc et du sélénium. Ils sont connus pour leur capacité à neutraliser l’action des radicaux libres qui, en altérant l’ADN, les parois et d’autres structures de nos cellules, participeraient au vieillissement.

Le régime français contient lui aussi un puissant antioxydant : le resvératrol, contenu dans le vin, le raisin, les mûres, les cacahuètes… Permet-il pour autant de retarder le vieillissement ? Une étude a montré que cette molécule augmentait la longévité de 60 à 80 %… chez la levure. Chez l’homme, on en est encore au stade des hypothèses.

 

Adeline Colonat

Source: science&vie.com

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