Orlando: Omar Mateen a prêté allégeance à l’EI

Orlando: Omar Mateen a prêté allégeance à l’EI
Photo triées de Facebook par La presse

Le tireur du club Pulse d’Orlando a prêté allégeance à l’état-major du groupe armé État islamique juste avant l’attaque, selon des médias américains.

Les réseaux NBC News et CNN affirment qu’Omar Mateen aurait communiqué avec le 911 dans la nuit d’hier à aujourd’hui pour exprimer son appui à Abou Bakr al-Baghdadi, le dirigeant de l’EI.

Il aurait aussi évoqué les frères Tsarnaev, auteurs des attentats de Boston.

«Très en colère après avoir vu deux hommes s’embrasser»

Le père d’Omar Seddique Mateen, le présumé tireur du Pulse, a affirmé à un média américain que l’attaque n’était pas motivée par la religion, mais que son fils s’était déjà mis en colère après avoir vu deux hommes s’embrasser sur la rue.

NBC News dit avoir parlé avec Mir Seddique, un ressortissant afghan, au téléphone.

Son fils est né en 1986 et résidait à Port St. Lucie, en Floride. Selon le média en ligne The Daily Beast, il était connu des policiers.

L’attentat «n’a rien à voir avec la religion», a assuré le père de Mateen à NBC News.

L’homme a toutefois relaté un épisode récent au cours duquel son fils avait été profondément choqué  par une démonstration d’affection entre deux hommes.

«Nous étions au centre-ville de Miami, des gens jouaient de la musique. Il a vu deux hommes s’embrasser devant sa femme et son enfant et il est devenu très fâché», a affirmé Mir Seddique. «Ils s’embrassaient et se touchaient. [Omar] a dit ‘regarde ça, ils font ça devant mon fils’.»

Mir Seddique a ajouté qu’il «s’excusait pour tout l’incident». «Nous ne savions pas qu’il allait poser un tel geste. Nous sommes en état de choc, comme tout le pays», a-t-il ajouté.

1210889-omar-mateen-avec-sa-femme

«Un homme instable»

Pour sa part, l’ex-femme de Omar Seddique Mateen a qualifié le présumé tireur d’«homme instable», assurant qu’il la battait lorsqu’il était insatisfait de son comportement.

«Il me frappait. Il revenait à la maison et commençait à me frapper parce que la lessive n’était pas terminée ou un autre motif du genre», a-t-elle confié au Washington Post, sous le sceau de la confidentialité.

Le couple s’est marié en 2009, mais s’est séparé après seulement quelques mois. Pendant cette période, aucun signe de radicalisation n’était perceptible, selon la femme.

 

Par PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD
Lapresse.ca

Sabrina Lallemand
ADMINISTRATOR
PROFILE

Voir aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse électronique ne sera pas publiée. Les champs Exigés sont marqués avec *

Cancel reply