Oran: défilé de voitures de collection pour fêter le 5 juillet

Oran: défilé de voitures de collection pour fêter le 5 juillet
APS

ORAN – Les membres du club oranais des collectionneurs de vieilles voitures ont célébré, mardi, à leur manière le 54ème anniversaire de la fête de l’indépendance en organisant un cortège d’une vingtaine de véhicules de collection qui a sillonné les rues d’Oran, à la grande surprise des passants.

Photo APS

Photo APS

Parties vers midi et demi de la cité Protin, ces voitures de collection, décorées aux couleurs nationales, ont défilé pendant près de quatre heures, marquant des haltes au niveau de plusieurs places, boulevards et rond points avant d’arriver à leur destination finale, au niveau de la place du 1er novembre.

Des dizaines de passants se sont arrêtés pour admirer ce spectacle inhabituel et s’approcher des voitures, rutilantes et bien entretenues.

C’est un défilé original. Un musée en plein air de vieilles voitures datant des années 1960 pour la plupart, au plus grand bonheur des passants qui n’ont pas hésité à prendre des photos souvenirs et discuter avec les conducteurs.

En tête du cortège, une 504, conduite par un trentenaire, fier d’être au volant d’une si belle pièce, qui date de l’année 1969. La deuxième est une 203. Elle est plus ancienne car datant de l’année 1957. A son volant, un quinquagénaire, avec à ses côtés une jeune femme drapée d’un haïek. Le propriétaire est un certain Abdelhakim Saleh. Il est le président du club et initiateur de l’évènement.

Cette même voiture aurait défilé dans les rues d’Oran un certain 5 juillet 1962.

Ils sont quelque 45 membres de ce club possédant des voitures de collection datant des années 1950, 1960 et 1970. Contrairement à ce que l’on peut penser, la majorité des collectionneurs sont jeunes, des trentenaires, « encadrés » par quatre de leurs aînés.

L’entretien de ces vieilles voitures, toutes en parfait état, nécessite en effet un encadrement. « On les oriente vers mécaniciens spécialisés dans les vieilles voitures, aux marchands susceptibles d’avoir telle ou telle pièce et on les conseille sur l’entretien du cuir, entre autres », a expliqué M. Saleh.

Le manque de pièces de rechange et la rareté d’artisans spécialisés rendent ces véhicules encore plus précieux aux yeux de leurs propriétaires. Ils avouent qu’ils ne sortent des garages que pour les grandes occasions. « Le 5 juillet est un grand évènement », soutiennent-ils.

Photo APS

Photo APS

APS
Karim Arhab
CONTRIBUTOR
PROFILE

Voir aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse électronique ne sera pas publiée. Les champs Exigés sont marqués avec *

Cancel reply