Médéa : des investissements agricoles sur 10.000 hectares en cours d’étude

Médéa : des investissements agricoles sur 10.000 hectares en cours d’étude
Photo APS

ALGER – Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdesslam Chelghoum, a indiqué jeudi que des dossiers d’investissement agricole sur une superficie de 10.000 hectares dans la wilaya de Médéa sont à l’étude par les services de wilaya et d’autres sont en cours de réalisation.

Répondant à une question orale du membre du Conseil de la nation, Belkacem Kara,  lors d’une séance plénière présidée par  Abdelkader Benssalah, Président du Conseil, M. Chelghoum a précisé qu’une surface de plus 40.000 hectares avait été dégagée comme terrains destinés à être mis en valeur  pour être, par la suite, distribués aux investisseurs.

Le ministre a également révélé, que dans le cadre du plan gouvernemental 2015-2019, d’autres objectifs y avaient été inscrits dans la wilaya, comme l’extension des périmètres irrigués, à travers la réalisation d’un barrage d’une capacité de 28 millions m3, pour irriguer plus de 2.000 hectares, ainsi que la réalisation  en cours d’une plate-forme logistique de froid à Béni Slimane.

Outre la réalisation d’une unité de traitement de semences, réceptionnée en 2016, des unités de collecte et de stockage de semences ont été réalisées à Ain Boucif et Chellala Adraoua.

La wilaya de Médéa a également bénéficié, dans le cadre du plan national de développement agricole, lancé en 2000, de plus de 5.000 exploitations agricoles pour un montant dépassant les 400 milliards de centimes, ce qui a permis de doubler la production dans la région.

Concernant une autre question du même sénateur, portant sur la cession par les services de la tutelle de la ferme pilote  » Si Hmamou », située à Benchicao, M.Chelghoum a assuré que son département n’avait pas cédé cette ferme, et que pour les besoins de relance des fermes pilotes et d’exploitation optimale de leur capacité de production, un contrat de partenariat avait été conclu avec une S.a.r.l sise à Boufarik (wilaya de Blida), en vue de créer une société mixte en 2013.

Quand au montant d’investissement dans ladite ferme, il a été fixé à 436 millions de dinars pour les besoins de relance et d’augmentation des surfaces arboricoles et vignobles, la réalisation de  (2) unités d’élevage de volailles, fourniture de ressources hydriques, apiculture, mécanisation de l’agriculture et réalisation de chambres froides.

Mais le coût de réalisation des investissements a dépassé le montant initialement convenu pour atteindre 1,5 milliard de dinars du fait de la mise en valeur de quelque 300 hectares d’arbres fruitiers, de la réalisation de deux puits profonds, de l’acquisition de 49 unités mécaniques et de la réalisation d’un réseau de transfert des eaux pluviales sur 2 kilomètres.

Trois ans après la conclusion du partenariat, « la ferme est devenue un véritable modèle ». Les techniques modernes qui y sont utilisées ont permis d’accroître son rendement agricole et de créer des emplois, a-t-il dit, précisant que le nombre d’employés est passé de 41 personnes avant le partenariat à 175 éléments après.

A une question du sénateur Abbas Bouamama sur la réinscription de la réalisation de puits dans le périmètre de Takbalt dans la wilaya d’Illizi et le volume de la production enregistré dans ce périmètre par rapport aux autres périmètres, le ministre a fait savoir que les sites de forage de puits avaient été déterminés au niveau local après la constatation sur le terrain par les spécialistes.

Ce périmètre qui compte parmi les anciens disposent d’importantes capacités qui en font un pôle agricole majeure à Illizi, a-t-il ajouté.

Selon les chiffres présentés par le ministre, la surface arable dans la wilaya ne dépasse guère 2.300 hectares, dont un tiers dans la commune d’Illizi (778 hectares), le périmètre de Takbalt représentant un tiers de cette superficie.

Ce périmètre compte 17.000 palmiers produisant 1.100 quintaux de dattes, soit 48 % de la production de la commune d’Illizi, 1.371 agrumes, 1.728 oliviers et d’autres légumes.

Le ministre a souligné qu’il n’était pas possible d’inscrire de nouveaux projets (forage de puits et aménagement de nouveaux périmètres) au regard de la conjoncture financière actuelle.

 

APS

S.K
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