France : Marwa débranchée contre la volonté de ses parents?

France : Marwa débranchée contre la volonté de ses parents?
Le personnel médical estime que Marwa ne peut pas vivre décemment. Ses parents refusent de baisser les bras. (photo: Facebook/Jamais sans Marwa)

Atteinte d’un entérovirus rare et foudroyant, Marwa est condamnée à vivre dans un lit, reliée à des machines qui lui permettent de respirer et de s’alimenter. Les médecins de l’Hôpital de la Timone, à Marseille, n’ont aucun espoir pour la petite fille âgée d’un an et demi: ses lésions sont irréversibles et ses fonctions motrices ainsi que neurologiques sont gravement atteintes. Elle est paralysée des quatre membres.

Malgré ce constat dramatique, les parents de Marwa persistent: pas question de débrancher leur enfant, alors que l’hôpital demande l’arrêt des soins. En novembre déjà, les médecins avaient décidé de couper les machines qui maintenaient la petite en vie. Mais le père de la fillette avait saisi le tribunal administratif de Marseille. Début février, la décision est tombée: la justice a donné raison aux parents et ordonné la poursuite des soins.

L’hôpital saisit le Conseil d’État

Entre-temps, l’enfant était brièvement sortie du coma, redonnant un fol espoir à son entourage. «Elle ouvre et ferme un œil. Son traitement se poursuit, mais on constate chaque jour des progrès, et ça nous donne beaucoup d’espoir. Quand je lui parle, elle entend ma voix, elle réagit, parfois même elle sourit», s’était émerveillé son papa sur Facebook. L’état de santé de Marwa reste cependant désespéré et l’hôpital ne renonce pas. Dénonçant une «obstination déraisonnable des parents», il a saisi le Conseil d’État pour obtenir gain de cause.

«Elle a le droit de vivre. On sait qu’elle a un handicap lourd et on l’accepte. Il faut lui donner une chance», répond Mohamed, son père, interrogé par Francetvinfo.fr. «Elle réagit au son de ma voix et de celle de son père. Marwa n’est pas un animal malade qu’on va achever», ajoute Anissa, la maman. Celle-ci refuse de baisser les bras et s’accroche au moindre signe positif.

Tous les jours, elle se rend au chevet de Marwa: «Elle est complètement consciente. Elle est prisonnière de son corps. Elle est handicapée. Et les handicapés ont le droit de vivre», estime Anissa. La maman de Marwa poursuit: «Depuis septembre, on me dit: « Votre fille va partir d’une seconde à l’autre ». Mais elle est là! Si ça se trouve, dans quelques années, la science avancera. On ne perd pas espoir, on y croit». Le Conseil d’État doit examiner ce jeudi le cas de la petite Marwa et fixer les limites du droit.

(L’essentiel/joc)

Source: lessentiel.lu

Sabrina Lallemand
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