L’intelligence artificielle défie les compositeurs

L’intelligence artificielle défie les compositeurs

La collaboration entre les humains et les algorithmes fait naître de belles promesses à l’écoute du premier album pop qui en a bénéficié.

«Je passe davantage de temps à faire ce que j’aime». Taryn Southern a ainsi justifié le recours à l’intelligence artificielle pour son album «I am AI». La youtubeuse s’est limitée à écrire les paroles et à chanter. Pour le reste, elle s’est appuyée sur la technologie de la firme Amper Music, capable de générer de la musique de A à Z. Il suffit d’entrer dans le logiciel des paramètres tels que les battements par minute, l’humeur et le style de musique. Les titres se fondent dans ce que l’on peut entendre dans la pop actuelle.

Le partenaire technologique de l’artiste américaine entend démocratiser une app en ligne à la portée de tous. Il affirme pouvoir générer de la musique professionnelle en quelques secondes pour des chansons ou une bande sonore de jeu vidéo, par exemple. La société insiste sur le fait que ces services contribuent à «stimuler la créativité» humaine. Taryn Southern va partager les royalties avec Amper Music. Cela ne règle pas encore la question de fond des droits d’auteurs, à savoir s’il faudra un jour donner le statut de personne juridique aux programmes qui génèrent des morceaux.

L’application de technologies d’intelligence artificielle à la musique est en vogue. Avec Flow Machines, Sony est capable de composer des chansons dans tous les styles, y compris celui des Beatles. Jukedeck s’est lui spécialisé dans la fourniture de musique libre de droits à la demande. Avec Watson Beat, IBM s’attaque à réinventer un morceau existant en y ajoutant différents mouvements. Le producteur américain Alex Da Kid s’était servi de cette technologie pour sortir son tube «Not Easy».

(L’essentiel/laf)

Source : lessentiel.lu

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