Libye: plus de 120 migrants secourus au large de Tripoli

Libye: plus de 120 migrants secourus au large de Tripoli
AFP / MAHMUD TURKIA Une migrante et son bébé secourus par les gardes-côtes libyens, à leur arrivée le 5 février 2017 à Tripoli

Plus de 120 migrants ont été secourus dimanche au large de Tripoli par les gardes-côtes libyens, selon un photographe de l’AFP sur place.

Ils étaient partis vendredi des plages de Sabratha, à 70 km à l’ouest de Tripoli, pour tenter de rejoindre l’Europe à bord d’un Zodiac qui est tombé en panne de carburant, a expliqué un commandant des gardes-côtes sous couvert de l’anonymat.

Les migrants en perdition ont été interceptés très tôt dimanche par une patrouille des gardes-côtes à 20 miles marins au nord-est de Tripoli, avant d’être conduits vers un port à l’est de la capitale, selon le commandant.

Les rescapés sont de nationalités africaines et comptent parmi eux dix femmes et cinq enfants, dont un bébé.

La marine libyenne avait annoncé samedi avoir intercepté en deux jours plus de 400 migrants qui tentaient de rejoindre l’Italie à partir de Sabratha, devenue ces derniers mois la plaque tournante des passeurs dans l’ouest libyen.

Vendredi, les garde-côtes italiens ont annoncé de leur côté avoir secouru plus de 1.300 migrants au large de la Libye, ce qui porte à plus de 7.000 le nombre de migrants arrivés sur les côtes italiennes depuis le début de l’année. Quelque 230 autres sont morts ou ont disparu en janvier au large de la Libye, selon l’ONU.

Les Européens envisagent des mesures pour bloquer l’arrivée de milliers de migrants depuis la Libye, mais leurs plans sont critiqués par des organisations internationales et ONG qui redoutent de mauvais traitements à l’encontre des migrants bloqués en Libye faute de pouvoir traverser la Méditerranée.

Les passeurs de migrants clandestins profitent du chaos qui règne en Libye depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. La plupart des départs ont lieu depuis l’ouest du pays, à destination de l’Italie qui n’est qu’à 300 kilomètres.

En l’absence d’une armée ou d’une police régulières, plusieurs milices font office de garde-côtes tout en étant souvent accusées de complicité voire d’implication dans ce trafic lucratif.

 

AFP

Sabrina Lallemand
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