Les vitamines B semblent pouvoir réduire les méfaits de la pollution aux particules

Les vitamines B semblent pouvoir réduire les méfaits de la pollution aux particules
© Pittaya/Flickr/CC-BY-2.0

A l’heure où un nouveau pic de pollution touche l’Île-de-France, une étude suggère que l’ingestion régulière de vitamines du groupe B atténue les dommages des particules fines sur l’organisme.

Nombre de Français se sentaient bien impuissants cet hiver, face aux pics de pollution à répétition : s’il leur était conseillé d’éviter le sport intensif pendant ces périodes désagréables, les méthodes de protection contre les méfaits des particules fines s’arrêtaient à peu près là. Mais une équipe internationale de chercheurs a peut-être trouvé un nouveau moyen, très simple, de diminuer les dégâts sanitaires de la pollution aux particules fines : la prise de compléments à base de vitamines du groupe B.

L’hypothèse d’une action protectrice de ces vitamines a émergé dans l’esprit de ces scientifiques après qu’une première étude a montré, en 2008, que les personnes qui présentaient un taux plus important de vitamines B dans le sang étaient moins touchées par l’augmentation des troubles cardiovasculaires due à la pollution.

Jia Zhong, de l’Université Columbia (New-York) et ses collègues américains, canadiens, suédois et chinois, ont donc voulu vérifier que ces molécules présentes dans l’alimentation étaient bien responsables de l’effet protecteur observé.

Les méfaits de la pollution semblent atténués par les vitamines B

Ils ont pour cela étudié précisément leurs effets dans les cellules de dix cobayes, qui ont été par deux fois exposés à un air chargé en particules fines PM2,5 : une première fois après avoir pris un placebo quotidiennement pendant un mois, une seconde après avoir bénéficié d’une supplémentation en vitamines B6, B9 (acide folique) et B12.

Les chercheurs ont alors analysé les effets de l’exposition à ces particules sur l’ADN des cellules immunitaires des cobayes, et observé que les méfaits de la pollution sur l’ADN (dégradation de l’ADN mitochondrial, perturbations épigénétiques…) étaient significativement moins importants en cas de supplémentation préalable en vitamines B.

Pourrait-on donc se protéger d’une partie des méfaits de la pollution en augmentant sa consommation d’aliments riches en vitamines B, tels qu’épinards, noix, lentilles et produits animaux ? « Probablement, même s’il est encore trop tôt pour faire des recommandations », répond Jia Zhong.

 

Elsa Abdoun

Source: science&vie.com

Lamia Siffaoui
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