Le romancier Samir Toumi reçoit le prix de l’Association France-Algérie

Le romancier Samir Toumi reçoit le prix de l’Association France-Algérie
Photo APS

PARIS – Le jeune romancier Samir Toumi a reçu mercredi à Paris, au Centre national du livre, le prix de l’Association France-Algérie pour son dernier ouvrage « L’effacement » (Editions Barzakh, 2016).

Le roman, une fiction de 215 pages, raconte les errements d’un quadragénaire tourmenté, écrasé par l’ombre de son père et souffrant du « syndrome de l’effacement ».

Dans son intervention, Jean-Pierre Chevènement, président de l’association, a affirmé que la littérature est un lien « puissant » pour « nous reprendre entre Français et Algériens et construire un avenir commun », soulignant qu’à travers son roman, Samir Toumi dessine une métaphore « incisive » et montre les « prémisses du redressement » de la nouvelle génération algérienne.

« Cette florescence culturelle en Algérie est une bonne nouvelle », a-t-il estimé, indiquant que l’édition, la coédition, la coproduction cinématographique entre la France et l’Algérie nourrissent un courant d’échange « irremplaçable ».

« Notre association veut agir pour un dialogue fécond entre nos deux sociétés qui ont beaucoup à se dire », a-t-il conclu.

Pour sa part, l’auteur a indiqué que la « phrase clé » dans cette aventure d’écriture « c’est le fameux qui sommes-nous ? ».

« Nous sommes un pays jeune, avons une histoire qui est, par contre, très longue et qui nous sommes est une question tellement importante pour notre génération », a-t-il expliqué, soutenant que la littérature « a cette vertu que n’a, peut-être, pas la politique de dire les choses, ni les essais, mais qui est de porter des propos importants à travers ces petites vies minuscules, du quotidien ».

Pour lui, « raconter des choses simples, peuvent porter des messages puissants », considérant que la littérature, telle qu’il la voit, « c’est de comprendre qui nous sommes ».

« Je pense que c’est pour cette raison que beaucoup d’Algériens écrivent. C’est une question qui nous taraude et nous interroge et nous renvoie à nos contradictions, notre complexité », a expliqué Samir Toumi qui n’est qu’à son deuxième roman, soutenant qu’ »il ne faut pas avoir peur de regarder nos contradictions et notre complexité en face. Justement, c’est cette complexité qui fait qui nous sommes ».

La cérémonie s’est déroulée en présence du monde la culture, de la littérature et du mouvement associatif, ainsi que des membres du jury qui décerne le prix.

 

APS

Karim Arhab
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