Le premier ministre promet des actions pour renforcer la protection de la propriété intellectuelle en Algérie

Le premier ministre promet des actions pour renforcer la protection de la propriété intellectuelle en Algérie

Tous ceux qui ont eu à créer une entreprise, ou une oeuvre, en Algérie, savent certainement il est important de protéger leurs réalisations et quels sont les risques qui découlent de sa négligence. L’anarchie qui règne sur le marché n’épargne personne et les bonnes idées sont reprises sans états d’âmes.

En Algérie les bonnes idées ne valent rien. Il semblerait que les esprits créatifs n’on aucun mérite dans un pays qui n’accorde aucun crédit à ces individus qui passent souvent des années à réfléchir pour pouvoir exprimer une idée intéréssante. Un logo, une charte graphique, un slogan, une musique, ou même une recette de cuisine, il faut savoir que ça ne tombe pas du ciel.

La créativité en danger 

Pour beaucoup d’algériens, un graphiste qui travail avec photoshop est entrain de jouer avec son ordinateur. Je ne sais plus combien de fois j’ai dû entendre ce genre de réflexions qui ébranle la motivation des plus courageux.
La créativité est un processus complexe. Savoir donner vie à des idées n’est pas donné à tout le monde. Quand l’artiste met sa touche personnelle, il donne une partie de son âme à l’humanité, et le manque de reconnaissance, même si ce n’est pas une fin en soi, fini souvent par avoir raison du créateur, qui faute de pouvoir vivre de son métier, préfère se tourner vers une autre activité.

Le gouvernement algérien se mobilise pour des actions fermes

Le gouvernement algérien semble avoir compris qu’on ne peut pas construire un pays où règne l’anarchie intellectuelle. M. Abdelmalek Sellal a déclaré, ce lundi, que son gouvernement va sévir contre toutes les formes d’atteintes à la propriété intellectuelle. Tout en rappelant que la liberté d’innover est garantie par la constitution, il affirme que l’ensemble des membres du gouvernement sont mobilisés pour défendre cette cause. Comme il le souligne dans son discours : »L’Algérie doit être exemplaire dans ce domaine organisé à l’échelle internationale pour permettre à notre culture, notre industrie, et notre économie de communiquer avec le reste du monde ».
En attendant des actions concrètes, le coût de la protection d’une marque à l’INAPI n’est pas à la portée des petites bourses. Il faut en effet débourser 18.000 DA pour déposer une marque, et il faut compter un extra de 2000 DA par classe supplémentaire, sachant que la classification internationale de Nice propose près d’une centaine de classes.

 

 

Lamia Siffaoui
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