Le plus grand scandale brésilien continue

Le plus grand scandale brésilien continue
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Les enquêteurs de Rio de Janeiro poursuivent l’opération « Lavage Express » contre un système de corruption tentaculaire.

La police brésilienne a émis jeudi des mandats d’arrêt contre deux intermédiaires financiers liés au parti du mouvement démocratique brésilien (PDMB) du président conservateur Michel Temer, accusés de payer des pots-de-vin dans le cadre du scandale de corruption Petrobras. Jorge Luz et son fils, Bruno Luz, sont recherchés pour « corruption, blanchiment d’argent et évasion de devises », selon le mandat d’arrêt de Sergio Moro, juge emblématique de l’enquête qui porte sur des détournements de fonds de la compagnie pétrolière d’Etat.

Ils sont soupçonnés « d’être des intermédiaires dans le paiement de pots-de-vin à des dirigeants de Petrobras ». Les suspects auraient acheminé les fonds via des comptes bancaires en Suisse et dans les Bahamas, selon les confessions d’un ancien cadre de Petrobras emprisonné à Curitiba, où l’enquête est coordonnée. Les médias locaux affirment que M. Luz aurait versé des pots-de-vin à l’ancien président du Sénat, Renan Calheiros, cacique du Parti du mouvement démocratique brésilien, qui nie dans un communiqué diffusé jeudi « quelconque irrégularité » dans ses comptes.

Selon le site de l’hebdomadaire « Epoca », Jorge et Bruno Luz se trouveraient aux Etats-Unis. « Les mandats d’arrêt ont été émis en prenant en compte le fait que les suspects ont voyagé récemment à l’étranger et possèdent la double nationalité », a indiqué le procureur Diogo Castor de Mattos.

Concentrée dans l’Etat de Rio de Janeiro, cette opération policière, intitulée « Blackout », comprend aussi 15 mandats de perquisition. Il s’agit de la 38e phase de l’opération « Lavage Express », enquête tentaculaire qui a révélé un vaste réseau de corruption ayant détourné, via l’octroi de juteux marchés de sous-traitance surfacturés à des groupes de construction, quelque 6 milliards de réais (près de 2 milliards d’euros) de Petrobras. Des dizaines de chefs d’entreprises et personnalités politiques de tous bords sont déjà en prison. (Avec AFP et Reuters).

 

AFP

Source: lalibre.be

Sabrina Lallemand
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