Le nom du nouveau président de l’APN est connu 24 heures avant l’installation de la huitième législature

Le nom du nouveau président de l’APN est connu 24 heures avant l’installation de la huitième législature

Plus aucun doute, le député de Skikda, Said Bouhadja, succèdera à Larbi Ould Khelifa. L’information est tombée hier après plusieurs jours de tractations entre les décideurs. Le poste de troisième homme politique de l’Etat a fait courir plus d’un. Plusieurs noms ont circulé pour occuper ce poste. Il y avait en tous cinq personnes, à savoir Saïd Bouhadja, ancien porte-parole du FLN, député de Skikda, l’ancien ministre des Relations avec le Parlement Tahar Khaoua élu député d’Alger, la ministre des Relations avec le Parlement Ghania Eddalia élue députée de Blida et le député Ahmed Mehal du Sud ainsi que Hadj El Ayeb de Batna.

Le choix a été retenu sur l’ancien porte-parole du FLN, un cacique qui excelle dans la langue de bois. Ce dernier n’aura pas à présider provisoirement la cérémonie d’installation de la nouvelle assemblée vu qu’il est le plus âgé. Bien au contraire, il présidera la chambre basse pendant tout le quinquennat. La désignation de Bouhadja va, sans doute, irriter les cadres jeunes du parti qui aspirent à prendre le relais.

Quinze jours après la proclamation des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel, les 462 députés assisteront demain à l’installation de la nouvelle Assemblée populaire nationale (APN). Selon l’article 130 de la Constitution «la législature débute de plein droit le quinzième (15ème) jour suivant la date de proclamation des résultats par le Conseil constitutionnel, sous la présidence du doyen d’âge de l’Assemblée populaire nationale, assisté des deux députés les plus jeunes». La chambre basse procède, par la suite, selon le même article «à l’élection de son bureau et à la constitution de ses commissions. L’article 131 stipule que le président de l’APN est «élu pour la durée de la législature», alors que le président du Conseil de la nation est élu après chaque renouvellement partiel de la composition du conseil.

Quelques heures seulement avant l’installation de la nouvelle Assemblée populaire nationale (APN), les regards sont braqués sur le gouvernement qui doit, selon les usages, connaître un changement total ou partiel.  Abdelmalek Sellal présentera-t-il la démission de son gouvernement ? Sera-t-il reconduit ? Le nouveau Premier ministre sera-t-il issu de la nouvelle majorité parlementaire ? Les réponses à ces interrogations n’interviendront peut-être qu’après l’installation de la nouvelle Assemblée.

Yasmine Amziane
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