Le jet lag pourra peut-être bientôt se traiter avec un simple collyre

Le jet lag pourra peut-être bientôt se traiter avec un simple collyre
© Milan B//Flickr/CC-BY-2.0

Des chercheurs écossais ont découvert, dans la rétine, les cellules responsables du jet lag. De quoi espérer effacer, à l’aide de quelques gouttes dans l’œil, les désagréments des voyages au long cours…

Qui n’a pas rêvé de partir à l’autre bout du monde… sans mettre cinq jours à s’en remettre ? Si cette solution n’existe pas encore, les scientifiques comprennent mieux pourquoi l’homme souffre du décalage horaire, et pourraient à terme en sortir un « traitement ». Une équipe de l’université d’Edimbourg, en Ecosse, vient en effet de découvrir les cellules de la rétine impliquée dans ce phénomène.

Les chercheurs ont décrit pour la première fois, dans la revue The Journal of Physiology, des cellules dites « ganglionnaires » reliées directement, par des extensions nerveuses, au noyau suprachiasmatique, siège de l’horloge biologique interne dans le cerveau. Ces cellules sont  capables de produire de la vasopressine, une protéine directement impliquée dans le phénomène de jet-lag. De précédents travaux avaient en effet montré que des animaux dénués de cette protéine étaient insensibles à un décalage horaire, et s’adaptaient immédiatement à un changement de rythme.

La vasopressine, un frein à la resynchronisation de l’organisme

Pour Mike Ludwig, l’un des auteurs de ces travaux, l’explication est assez simple : « Notre horloge biologique se resynchronise en fonction de la lumière externe, mais la vasopressine tempère ce phénomène pour nous éviter de trop nombreux changements biologiques quand nous sommes exposés par exemple à un éclairage artificiel ». Voilà pourquoi notre corps, en cas de décalage horaire, met du temps à s’adapter. Et le chercheur de poursuivre : «Inhiber l’action de ces cellules ganglionnaires dans la rétine, par exemple à l’aide d’un collyre, pourrait lever ce frein à la resynchronisation immédiate, et à priori éviter l’effet jet lag ».

 

Aude Rambaud

Source : science&vie.com

Lamia Siffaoui
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