Le Conseil de sécurité va se prononcer sur la nomination de Fayyad comme émissaire de l’ONU pour la Libye

Le Conseil de sécurité va se prononcer sur la nomination de Fayyad comme émissaire de l’ONU pour la Libye
Photo APS

NEW YORK – Le Conseil de sécurité va se prononcer sous peu sur la proposition du SG de l’ONU de nommer le palestinien Salam Fayyad nouveau représentant spécial pour la Libye en remplacement de Martin Kobler, a appris l’APS vendredi auprès de sources onusiennes.

« Le secrétariat général a transmis cette proposition aux membres du Conseil de sécurité sous la procédure du silence », a indiqué la même source.

Si aucun membre ne s’oppose à cette proposition, Fayyad sera nommé nouvel émissaire de l’ONU pour la Libye, a-t-on ajouté.

Le Conseil devrait approuver cette nomination ce soir mais le changement à la tête de la mission d’appui des Nations Unies en Libye (Manul) sera annoncé officiellement lundi prochain, a-t-on fait savoir de même source.

Salam Fayyad, 65 ans, a été premier ministre de l’Autorité palestinienne et ministre des Finances à deux reprises.

La nomination de Fayyad intervient au moment où des discussions sont menées pour amender l’accord politique libyen afin de surmonter l’impasse politique en Libye.

Kobler a évoqué mercredi, lors d’un briefing au conseil de sécurité sur la situation en Libye, une possible révision de cet accord qui pourrait intervenir dans les prochaines semaines.

Le chef de la Manul a déclaré que 2017 devrait être « une année de décisions et de percée politique » en indiquant qu’ »il y avait une convergence de vues entre les libyens sur l’amendement de l’accord ».

Un consensus régional et international est en train d’émerger dans ce sens, a-t-il dit.

Cependant, il a souligné la nécessité de prendre des décisions sur « des amendements limités à l’accord politique en vue de permettre à la chambre des représentants à Tobrouk d’approuver le gouvernement d’entente nationale (GNA) et d’aboutir à la formation d’une armée et d’une force de police fortes.

Issu d’un accord interlibyen, parrainé par l’ONU, le GNA dirigé par Fayez al Sarraj n’est toujours pas parvenu à obtenir la confiance du parlement élu, siégeant à Tobrouk dans l’est de la Libye.

Kobler a fait savoir que ces amendements ont été évoqués lors des dernières réunions tenues sur la Libye en précisant que les questions portant sur « le commandement suprême de l’armée, le rôle du maréchal khalifa Haftar et la composition du Conseil présidentiel libyen » ont figuré au centre de ces discussions.

 

APS

S.K
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