Le Centre de rééducation et de réadaptation d’El-Biar change de dénomination

Le Centre de rééducation et de réadaptation d’El-Biar change de dénomination

ALGER – L’établissement de rééducation et de réadaptation d’El-Biar à Alger sera désormais dénommé « Centre de protection de l’enfance » pour confirmer que cette structure n’est pas un établissement pénitentiaire, mais plutôt une structure à caractère social destinée à la protection des enfants vivant dans des conditions difficiles.

3Dans une déclaration à l’APS, la vice-présidente de l’APW d’Alger, Djabali Farida, a indiqué que le changement d’appellation de ce centre a été décidé suite aux visites de terrain effectuées par la Commission des affaires sociales de l’APW durant le mois de Ramadan pour inspecter plusieurs centres qui abritent les catégories vulnérables à Alger. Le centre en question portait un nom non conforme à ses véritables missions, a-t-elle ajouté.

« Le centre d’El-Biar est considéré, à tort, comme étant un établissement pénitentiaire, alors qu’il s’agit d’un espace consacré à la protection des enfants en situation difficile, dont l’âge ne dépasse pas 14 ans et qui se sont retrouvés dans ce centre sur décision de justice afin de les protéger contre des conditions sociales extrêmes. »

En inspectant le centre, les membres de la commission des affaires sociales « ont été étonnés par cette appellation, car les enfants résidant dans ce centre mènent une vie normale et vont à l’école« . Suite à cette visite, une recommandation a été soumise dans le cadre de la préparation du dossier du budget complémentaire de la wilaya d’Alger pour l’exercice 2018, portant changement d’appellation, a indiqué Mme Djabali, ajoutant qu’une enveloppe budgétaire avait été allouée à l’acquisition de nouveaux équipements pour le restaurant du Centre.

Pour ce qui est de la pression enregistrée à travers les différents centres d’hébergement et d’assistance aux catégories vulnérables à Alger, Mme Djebali a souligné la nécessité d’ouvrir « de nouveaux postes d’emploi pour le recrutement de spécialistes, de psychologues cliniciens et d’assistants sociaux au niveau de tels centres« , affirmant qu’un rapport détaillé avait été soumis aux services de wilaya à ce sujet.

« Il n’est pas raisonnable d’abandonner des fonctionnaires qui ont plus de 15 années d’expérience en matière de prise en charge des jeunes toxicomanes, en optant pour le non-renouvellement de leurs contrats d’emploi, à l’instar de ce qui s’est produit récemment au centre « El-Anis »de Bab El-Oued.

La Commission a soumis des recommandations portant sur la nécessité de titulariser ces psychologues cliniciens dans les plus brefs délais avec l’ouverture de postes supplémentaires à travers le reste des centres similaires à Alger, notamment au profit de celles qui s’occupent des enfants assistés (éducatrices).

Pour sa part, Mme Maayouch Saliha, chef se service de la direction de l’action sociale de la wilaya d’Alger a déploré, dans une déclaration à l’APS, le manque relevé en encadreurs au niveau des centres sociaux à Alger et en impute la cause au « gel qui a touché le secteur (non-ouverture de postes budgétaires pour la création de nouvelles fonctions) ». Néanmoins, poursuit Mme. Maayouch, d’autres mesures existent en vue de faire face à cette situation, telles que le recrutement de nouveaux travailleurs dans le cadre des pré-emplois.

Le taux du déficit dans les effectifs des travailleurs au sein de ces centres a atteint près de 10%, notamment au profit des centres de prise en charge de l’enfance assistée, a fait savoir Mme. Maayouch qui confirme la prise de plusieurs mesures en vue d’y remédier, et ce, à travers les contrats d’aide à l’insertion sociale.

APS

Lamia Siffaoui
ADMINISTRATOR
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