Le Brexit, c’est «fantastique», dit Trump en Écosse

Le Brexit, c’est «fantastique», dit Trump en Écosse
Donald Trump, de passage en Écosse, s'est réjoui de la sortie du Royaume-Uni de l'UE. PHOTO ANDREW MILLIGAN, PA VIA AP

Le Brexit, « c’est fantastique », a déclaré Donald Trump, le candidat républicain à la Maison-Blanche, qui y voit un « parallèle » avec le soutien dont il dispose aux États-Unis, vendredi en Écosse.

« Je pense que c’est extraordinaire, je pense que cela va être extraordinaire. C’est fantastique », a-t-il déclaré à la presse après avoir atterri en hélicoptère à Turnberry, sur la côte ouest-écossaise, où il a inauguré la réouverture après travaux de l’un de ses parcours de golf.

« Je vois un vrai parallèle » avec ma campagne, a-t-il déclaré à la presse. « Les gens veulent reprendre le contrôle de leurs pays, ils veulent l’indépendance dans un certain sens », a-t-il ajouté.

Avant ce voyage en Écosse, région qui, elle, a voté pour le maintien dans l’UE, Donald Trump avait déclaré à la chaîne Fox News pencher pour le Brexit, tout en admettant ne s’être « pas trop intéressé à la question ».

C’est le premier déplacement à l’étranger pour le milliardaire new-yorkais depuis qu’il a été investi comme candidat républicain à la Maison-Blanche.

À Turnberry, il a été accueilli par des manifestants, tenus à bonne distance. Les militants de deux associations, « Scotland Against Trump » et « Stand Up To Racism Scotland » ont prévu de protester contre la venue du milliardaire, qui a choqué en Europe par des propos sur les musulmans et les migrants.

« L’Écosse est un pays progressiste, tolérant et multiculturel. Nous combattons le sectarisme représenté par Donald Trump. Il n’est pas le bienvenu ici ! », a déclaré Keir McKechnie, un responsable de « Stand Up To Racism » à l’AFP.

Donald Trump doit ensuite se rendre à Aberdeen, à l’est, pour visiter un autre de ses clubs, où plusieurs riverains mécontents l’attendent également de pied ferme.

David Milne, 51 ans, y a même hissé un drapeau mexicain sur sa maison en face du parcours, en « signe de solidarité avec tous ceux que Donald Trump a insultés ».

L’Écosse, d’où est originaire la mère de M. Trump, a pris ses distances avec le candidat républicain dès décembre, à la suite de sa proposition incendiaire de fermer temporairement les frontières américaines aux musulmans en raison du terrorisme islamiste.

Par certains aspects, son déplacement en Écosse rappellera celui de Barack Obama en Allemagne en juillet 2008, lorsque le sénateur était le candidat probable – mais pas encore investi officiellement – par le parti démocrate.

Mais le regard des deux Américains sur l’Europe est fondamentalement différent. Là où Barack Obama avait loué l’unité de l’Europe devant des dizaines de milliers de personnes, Donald Trump n’est pas tendre avec le Vieux continent.

 

Agence France-Presse – TURNBERRY

La Presse

Lamia Siffaoui
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