L’atelier Alsat-utilisateurs: évaluer l’exploitation des images des satellites algériens

L’atelier Alsat-utilisateurs: évaluer l’exploitation des images des satellites algériens
Photo APS

ORAN – L’atelier Alsat-utilisateurs, prévu mercredi et jeudi au centre de développement des satellites à Bir El Djir, (Est d’Oran) sera une occasion pour évaluer l’exploitation des images des satellites algériens lancés et mis sur orbite terrestre en septembre 2016.

En effet, trois satellites algériens (Alsat-1B, Alsat-2B et Alsat-1N), ont été mis sur orbite terrestre avec succès, le 26 septembre dernier, par le lanceur indien PSLV C-35 depuis le site de Sriharikota du Centre spatial de Satich Dhawan (Sud-Est de l’Inde).

Les deux satellites, Alsat-2B et Alsat-1B, sont entrés dans la phase d’exploitation opérationnelle à travers l’acquisition d’images à haute résolution (2.5m) et à moyenne résolution (12m).

La rencontre d’Oran sera consacrée aux images Alsat-1B, prises à 670 kms d’altitude, en mode multispectral (visible et proche infrarouge) et panchromatique.

L’exploitation de ces images Alsat-1B répondra, entre autres, aux objectifs liés à la protection de l’environnement et aux différents écosystèmes naturels, à l’observation des phénomènes de la désertification et à leurs cartographies, à la cartographie de l’occupation des sols, à l’aménagement des territoires et du littoral et à la prévention et la gestion des risques naturels, explique-t-on à l’agence spatiale algérienne (ASAL).

Alsat-1B fait partie de la constellation internationale « DMC » (Disaster Monitoring Constellation), ayant une excellente fréquence de prise de vue et participe ainsi à la gestion des catastrophes dans le cadre de la Charte internationale « Espace et catastrophes majeures ». La constellation « DMC » est composée de satellites appartenant à la Grande-Bretagne, à l’Espagne, au Nigeria et à l’Algérie, rappelle-t-on.

Pour ce qui est d’Alsat-2B, il représente le deuxième satellite d’observation de la terre à haute résolution, placé sur une orbite située à 670 km d’altitude et ce, après Alsat-2A en orbite depuis juillet 2010.

Les images prises par Alsat-2B dans les modes multispectral (visible et proche infrarouge) et panchromatique, viendront augmenter la fréquence des prises de vue et renforceront les capacités de couverture du territoire national.

L’exploitation des images Alsat-2B à 2.5 m en mode panchromatique et en mode couleur rehaussé, permettra d’investir des domaines thématiques et économiques importants tels que la planification et l’aménagement urbains et agricoles des territoires et du littoral, la cartographie et le suivi des infrastructures et des ouvrages d’art, l’établissement et la mise à jour du cadastre steppique et saharien et la prévention et la gestion des risques naturels (inondations, feux des forêts…).

La mise en orbite de ces satellites, réalisés et testés par des ingénieurs algériens au Centre de développement des satellites (CDS) d’Oran, s’inscrit dans le cadre de la mise en £uvre du programme spatial national horizon 2020, adopté par le gouvernement, a relevé l’ASAL.

Ce programme vise, à travers ces instruments stratégiques, « à renforcer les capacités de l’Algérie en matière d’observation de la terre au service du développement durable et du renforcement de la souveraineté nationale »,  ajoute-t-on de même source.

L’exploitation de ces données est réalisée par des équipes composées de chercheurs et universitaires algériens.

Les activités de contrôle et de mise à poste ainsi que la réception des images et données satellitaires sont opérées depuis les stations nationales. Ces projets technologiques développés dans le cadre de partenariats internationaux ont permis « la mise en place d’une compétence humaine opérationnelle et autonome, apte à réaliser, contrôler, suivre et  exploiter des satellites d’observation de la terre ».

Ces projets ont permis la formation d’une ressource humaine nationale opérationnelle et autonome, apte à réaliser, contrôler, suivre et exploiter des satellites d’observation de la terre.

Quelque 80 chercheurs et ingénieurs ont été impliqués pour mener à bout les trois projets de satellites. Ces satellites ont pris, à ce jour, des centaines de milliers de photographies de moyenne et haute définitions, précise-t-on à l’ASAL.

 

APS

S.K
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