L’affaire Gdeim Izik a rendu la question sahraouie plus visible à la société internationale

L’affaire Gdeim Izik a rendu la question sahraouie plus visible à la société internationale
Photo APS

ORAN – Les rebondissements dans l’affaire de Gdeim Izik a rendu la question sahraouie « plus visible à la société internationale », a déclaré, jeudi à Oran, la militante française des droits de l’Homme, Claude Mangin-Asfari.

S’exprimant lors d’un débat à l’issue de la projection du documentaire « Dis-leur que j’existe » qui trace un portrait du militant sahraoui, Naâma Asfari, Claude Mangin, femme du militant, a souligné que les événements de Gdeim Izik ont permis de dévoiler l’immensité de la violence coloniale exercée sur le peuple sahraoui, en quête de sa liberté et son autodétermination.

« Devant les massacres perpétrés par les forces de l’occupation marocaine sur le territoire sahraoui, le peuple du Sahara occidental s’est montré encore une fois, lors des événements de démantèlement des campements de Gdeim Izik, résistant et déterminé pour parvenir à sa liberté et son indépendance », a-t-elle déclaré.

« C’est une victoire du peuple sahraoui », s’est-elle félicitée, invitant la société internationale à soutenir d’avantage cette cause « juste et humanitaire ».

Par ailleurs, la militante Claude Mangin-Asfari a estimé que parmi les objectifs des mouvements militants de la cause Sahraouie, celui relatif au remplacement de termes adoptés par l’Organisation des nations unies autour de ce conflit, insistant sur l’utilisation de l’expression « Maroc, une puissance occupante » et rejetant celle de « territoires non autonomes ».

Projeté à la salle de la cinémathèque d’Oran, dans sa première sortie à l’extérieur de l’Europe, ce documentaire de 59 minutes, réalisé par Manue Mosset et co-écrit avec Aurélie Berlet, relate le parcours militant de Naama Asfari ainsi que ses accompagnateurs, ayant fait l’objet d’incarcération par la puissance coloniale marocaine lors des événements de démantèlement des camps de Gdeim Izik.

Cette £uvre, projetée devant un panel d’universitaires, de journalistes et de défenseurs de la cause sahraouie, ainsi que le consul de la RASD à Oran, révèle une chronologie de la résistance de ce militant indépendantiste sahraoui, qui est également juriste ainsi que sa femme Claude qui ne cesse de dénoncer la torture exercée sur son mari et les 24 sahraouis incarcérés dans la même affaire jugée par un tribunal militaire et qui s’est soldée par des peines allant jusqu’à la perpétuité.

Optimiste quant à l’avenir de l’affaire de son mari, renvoyée au 13 mars prochain devant un tribunal civil, Claude Mangin-Asfari compte plaider pour « l’incompétence » du tribunal de Rabat, tout en appelant au transfert du procès dans le territoire sahraoui occupé conformément aux droits sahraouis.

 

APS

S.K
CONTRIBUTOR
PROFILE

Voir aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse électronique ne sera pas publiée. Les champs Exigés sont marqués avec *

Cancel reply