L’accélération de la création du GPRA dictée par des conditions endogènes et exogènes

L’accélération de la création du GPRA dictée par des conditions endogènes et exogènes

L’accélération de la création du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), le 19 septembre 1958, a été dictée par des conditions endogènes et exogènes ayant exigé la mise en place d’une institution recueillant la reconnaissance internationale, a indiqué mardi à Alger l’historien Amer Rakhia.

Quatre années après le déclenchement de la Guerre de libération, s’est imposée l’urgence de mettre en place d’une institution dont la mission est de faire connaitre la réalité des faits en Algérie sous l’occupation française et d’informer l’opinion internationale des souffrances du peuple algérien, a expliqué ce spécialiste en histoire de la Révolution nationale, lors d’une conférence organisée au Musée du Moudjahid en Commémoration du 60ème anniversaire de création du GPRA.

Il a ajouté qu’en dépit de l’existence du Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA) et du Comité de coordination et d’exécution (CCE), institués par le congrès de la Soummam, et de l’Armée de Libération nationale (ALN), qui avaient tous d’autres missions, « il a fallu mettre en place une institution recueillant la reconnaissance internationale pour faire connaitre la Révolution algérienne en préparation de l’arrachement de l’indépendance.

Abordant les conditions ayant conduit à l’accélération de la mise en place de cet organe, il a cité au plan interne « la  régression de l’action Fidaï en raison du resserrement de l’étau après la Bataille d’Alger » et « l’adaptation de l’armée coloniale à la nature de la guerre en Algérie ».

Sur le plan externe, le conférencier a évoqué les tergiversations de l’ONU à assumer sa responsabilité vis-à-vis des crimes de l’occupation française contre le peuple algérien, en dépit de l’inscription de la cause algérienne à son niveau après l’offensive du Nord Constantinois, ainsi que l’insurrection de l’armée française opérant en Algérie contre son administration centrale à Paris.

Il a souligné, dans ce contexte, que la constitution du Gouvernement provisoire « s’est déroulée dans le secret le plus total afin d’éviter tout conflit ou perte de temps », rappelant que « des émissaires n’ont été envoyées que la veille de sa proclamation aux pays arabes afin d’en informer les dirigeants et ainsi mettre tout le monde devant le fait accompli ».

La création du GPRA « qui a regroupé l’ensemble des principaux courants nationaux de la Révolution » a insuffler une nouvelle  dynamique à la cause algérienne », a estimé M. Rekhila pour qui le GPRA s’est vite imposé en tant que représentant légitime du peuple algérien lors des négociations d’Evian, qui ont abouti au Cessez-le-feu, le 19 mars 1962, avant de parvenir à l’indépendance de l’Algérie, le 5 juillet suivant.

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