La règle de quatre : Quand la règle de trois ne suffit plus

La règle de quatre : Quand la règle de trois ne suffit plus

La règle de quatre est une nouvelle formule mathématique qui s’impose dans notre pays. Entre l’énergie (le pétrole notamment) (p), l’économie (e), les secteurs de relève (devenus piliers de la diversification économique) (r) et la sécurité (s), le coefficient de proportionnalité est de taille et la découverte d’une inconnue parmi deux  s’avère importante,  voire capitale. L’Algérie trouvera-t-elle la solution ? Mieux encore, trouvera-t-elle les solutions qui apaiseront tous les esprits ?

Bousculés par les vents venant des quatre  points cardinaux, épinglés par le mettre aux premiers rangs le pays dans les quatre coins du monde,  prenant soin des quatre fruits murissants des  gestations politiques dans le social, l’économique, le géostratégique et le communicationnel afin de retrouver un équilibre acceptable pour les uns et une stabilité réconfortante pour les autres, les responsables algériens n’attendent pas, ils agissent. La preuve, les changements sur l’échiquier politique continueront s’opérer pour une meilleure réorganisation dans le but d’une meilleure gouvernance, le choix de M. Guitouni  à la tête du ministère de l’Energie en est le meilleur exemple. Avec sa longue expérience dans le domaine, le devoir lui incombera de surfer sur les vagues fluctuantes en se référant aux réussites et échecs passés pour mettre en œuvre la meilleure stratégie  qui soit avec les meilleurs partenaires nationaux ainsi qu’étrangers.

Il se fait que dans notre pays, la leçon de la règle de trois (p), (e ) et (s), pourtant très bien apprise et appliquée des années durant, ne suffit plus.  Construire une passerelle entre le présent et l’inconnu devient une priorité au même plan que la recherche de l’autosuffisance comme modèle. Ce dernier se priorise sur la base d’équations et de péréquations nationales pour créer le « Made in Algeria ».  Reste à savoir si notre label pourrait faire face aux fluctuations sinusoïdales du cours du pétrole. Le constat est tel que le suivi de très près de l’Etat donne, en amont,  un réconfort louable grâce à la hausse, bien que timide,  du prix du baril, mais en aval, il force une appréhension incessante à cause de l’existence d’une politique de subvention tous azimuts,  un assistanat jugé excessif par quelques économistes et pas assez par le peuple.

Ceci dit, une règle de quatre pourrait-elle être appliquée même si les investisseurs, plus spécialement dans le secteur de l’énergie,  peinent à se fier à un pays aux grandes richesses  et dont la règle 51/49  effraie, plus que cela, agace ?  Ce même pays qui a fait face,  à lui seul,  au « Daesh national » de l’époque et continue de donner des leçons au monde entier en terrorisant les terroristes.

En attendant la règle de cinq (non calculée par les secondes) avec les mêmes inconnues politico-économico-stratégiques, le champ restera ouvert aux recherches scientifico-politiques et mi-fermé devant les décisions de dernière minute. Entre-temps,  le cours du baril du Brent ayant connu la semaine passée une perturbation sinusoïdale, a fini aujourd’hui par une montée palpable (52.69 USD Vs 51.41 USD le 01.08). Les experts eux espèrent que cette progressions perdurera surtout après que les pays participants  à la réunion d’Abu Dhabi aient réitéré leur engagement « à appliquer les ajustements de production des pays membres de l’Opep et des pays non membres » en réintégrant les marchés lybéen et nigérien qui jusque là  étaient out à cause de leurs problèmes géopolitiques  qui avaient perturbés leur industrie pétrolière.

Maintenant, les grands questionnements qui continuent  à tarauder l’esprit des experts  algériens sont : Est-ce que l’industrie pétrolière doit se créer de nouvelles règles ou seulement redéfinir les anciennes surtout après la réussite de la mise en œuvre de l’accord OPEP- Non-OPEP ? Est-ce que la réorganisation incessante au pouvoir et le rééquilibrage des forces sauront préparer le peuple à faire face aux ondes de chocs, au cas de nouveaux imprévus ?  Notre peuple, brave sans aucun doute,  suivra-t-il  en grand sauveteur, en laissant tomber le luxe pour l’essentiel?

Espérons qu’une règle de quatre bien étudiée et surtout bien mise en oeuvre donnera les réponses qu’il faut aux équilibristes que nous avons appris à être, forgés par la légitimité historique.

Le meilleur, nous le souhaitons , sera pour demain.

 

*Dr. Rahali  Djalila- Cadre IFEG – Sonelgaz  depuis 1999

Communicante au Congrès Mondial de l’Energie (Montréal 2010), Projet Eco-bourgeons félicité par M. Youcef Yousfi, Ex-Ministre de l’Energie en 2011.

 

 

Mohamed Benhemla
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