La réforme en Algérie vise la libération des initiatives pour « conforter » les acteurs économiques

La réforme en Algérie vise la libération des initiatives pour « conforter » les acteurs économiques
Photo APS

PARIS- La réforme engagée par les autorités algériennes vise la libération des initiatives pour « conforter » les producteurs et les entrepreneurs nationaux, a indiqué Afrique Asie dans son double numéro de juillet-août.

« Par réforme, les autorités algériennes entendent libérer les initiatives pour conforter les producteurs et les entrepreneurs dans le cadre d’une économie sociale du marché, inspirée des textes fondamentaux de la révolution libératrice de novembre 1954 », a expliqué le mensuel qui a souligné que « la réforme, oui, mais pas n’importe laquelle, pas n’importe comment, et surtout pas à n’importe quel prix ».

Pour le directeur de la rédaction d’Afrique Asie, Majed Nehmé, auteur de l’article, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, « se présentent comme des défenseurs acharnés de l’intérêt national et des couches des plus vulnérables de la société ».

Dans ce sens, il a estimé que les ajustements budgétaires, rendus nécessaires par la baisse de plus de la moitié des recettes extérieures des hydrocarbures, « ne passeront pas prioritairement, sinon exclusivement, par la baisse du pouvoir d’achat des plus démunis, notamment à travers la réduction des subventions aux produits de première nécessité, comme le préconisent les ultralibéraux ».

Afrique Asie a précisé que cet attachement au social, dans un pays qui a connu la « clochardisation » coloniale ayant marqué plusieurs générations, est illustré par « l’ambitieux programme d’éradication des logements précaires et des bidonvilles », qui touche à sa fin dans la capitale.

« Les divers chantiers d’infrastructures, la politique active d’industrialisation et la remise à niveau de l’agriculture et de la production halieutique relèvent du même souci: moderniser le pays pour qu’il se suffise à lui-même et marche sur les deux jambes », a expliqué le mensuel, affirmant que la substitution à des importations, « qui ont pris une place trop importante dans les comptes nationaux », est « au coeur de cette politique et du nouveau modèle économique en gestation ».

Afrique Asie a indiqué qu’à l’encontre des « Cassandre qui ne voient se profiler à l’horizon que des catastrophes », l’Algérie de 2016 « est ouverte sur l’avenir, prête à relever le défi de l’édification d’une économie émergente et diversifiée, créatrice de richesses et d’emplois, en développant la production hors hydrocarbures ».

« Pour réussir cette mue qui conditionne l’avenir des générations futures, explique le mensuel, les autorités appellent à plus de rigueur dans la gestion des affaires publiques, plus de souplesse dans l’acte d’investir et plus d’anticipation dans l’approche des problèmes ».

APS
Karim Arhab
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