Journée internationale de la trisomie: une halte pour évaluer les progrès et le travail qui reste à accomplir

Journée internationale de la trisomie: une halte pour évaluer les progrès et le travail qui reste à accomplir
APS

ALGER – L’Algérie célébrera mercredi la journée internationale de la trisomie, une halte pour évaluer les progrès réalisés en matière de prise en charge éducative et sociale des personnes atteintes de trisomie 21, mais aussi le travail qui reste à accomplir pour une meilleure intégration de cette frange dans la société.

En dépit des moyens mis en place par les pouvoirs publics pour favoriser l’insertion des trisomiques dans la vie sociale et le monde du travail, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour donner toutes ses chances à cette catégorie aux besoins spécifiques, s’accordent à dire parents et représentants d’associations.

La nécessité de mettre en place davantage de classes éducatives à travers le territoire national pour faciliter aux parents la scolarisation de leurs enfants trisomiques apparait comme une des principales demandes des associations activant dans ce domaine.

La vice-présidente de l’Association nationale pour l’intégration éducative et professionnelle des personnes trisomiques, Radia Merzouki, se réjouit du fait que des classes soient dédiées à cette frange dans les écoles publiques, dont 48 à Alger, mais « le nombre demeure insuffisant, du fait que ces classes, observe-t-elle, n’existent pas dans toutes les daïras du pays et cela constitue un grand problème pour les parents lorsqu’il s’agit de scolariser leurs enfants ».

Mme Merzouki a appelé les pouvoirs publics, à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la trisomie, à prendre en considération les enfants atteints de trisomie dans les futurs projets de construction d’établissements scolaires.

Son association revendique, en outre, que des classes soit consacrées aux jeunes trisomiques dans les centres d’enseignement et de formation et professionnels, afin qu’ils puissent s’intégrer dans le monde du travail, occuper un emploi et subvenir à leur propres besoins.

D’autres associations, comme Trisomie-Algérie « Tria », estiment que la méthode pédagogique adoptée actuellement dans la scolarisation des enfants atteints de trisomie 21 est « inadaptée à l’état psychologique et psychiatrique de l’enfant ».

Des parents d’enfants trisomiques relèvent, d’autre part, « l’absence d’un vrai encadrement pédagogique pour la prise en charge de cette catégorie », dans la mesure où cette mission a été confiée, selon eux, aux titulaires de diplômes universitaires « non qualifiés », et souvent mal payés puisque recrutés dans le cadre du système d’insertion sociale.

Plus de 15.700 enfants aux besoins spécifiques, dont 6.509 trisomiques, bénéficient des programmes de prise en charge psychologique et éducative spécialisée élaborés par le ministère de la Solidarité nationale, au sein d’un réseau de 152 établissements spécialisés, dans l’objectif de promouvoir l’intégration de cette frange dans la société.

Plus de 700 autres enfants trisomiques suivent leur scolarité dans des classes spéciales au niveau des établissements du secteur de l’Education nationale, encadrés par des éducateurs relevant de la Solidarité nationale.

Le nombre de classes spéciales ouvertes dans les établissements éducatifs pour les personnes aux besoins spécifiques s’élève à 605 pour l’année 2017-2018, soit une augmentation de 150 classes par rapport à l’année scolaire passée, accueillant 3.545 enfants souffrant d’un handicap mental léger, dont 1.000 enfants autistes et 730 trisomiques, selon des données fournies par le ministère de la Solidarité nationale.

Pour combler le déficit en encadrement dans les institutions spécialisées, le secteur de la solidarité nationale a bénéficié de 6.356 postes d’emploi, dans le cadre des dispositifs d’aide à l’insertion professionnelle et sociale.

Le décret exécutif N 12-05 du 4 janvier 2012 définit le statut-type des établissements d’éducation et d’enseignement spécialisés pour enfants handicapés.

Selon les dispositions générales de ce décret, ces établissements ont pour missions d’assurer l’éducation et l’enseignement spécialisés des enfants et adolescents handicapés âgés de trois ans jusqu’à l’accomplissement de leur cursus scolaire en milieu institutionnel spécialisé et/ou en milieu ordinaire, ainsi que de veiller à leur santé, à leur sécurité, à leur bien-être et à leur développement.

Selon le même texte, les classes spéciales accueillent des enfants handicapés à l’âge de scolarité obligatoire, après une préparation préscolaire assurée par les établissements relevant du ministère chargé de la solidarité nationale.

Les centres psychopédagogiques pour enfants handicapés moteurs ou handicapés mentaux sont chargés de favoriser l’épanouissement et la réalisation de toutes les potentialités intellectuelles, affectives et corporelles, ainsi que l’autonomie sociale et professionnelle de l’enfant et de l’adolescent.

Le décret stipule aussi que ces centres sont chargés de soutenir l’intégration des enfants et des adolescents handicapés en milieu scolaire ordinaire et/ou dans la formation professionnelle et d’en assurer le suivi.

La trisomie 21 est une anomalie génétique due à la présence dans une paire chromosomique d’un chromosome surnuméraire (21).

A la naissance, les enfants atteints de cette maladie ne sont pas mentalement attardés mais développent avec l’âge des problèmes cognitifs en raison des déficits de mémoire inhérents à la trisomie.

APS

Lamia Siffaoui
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