Jeunes entrepreneurs algériens : Jil’FCE prend les choses en main

Jeunes entrepreneurs algériens : Jil’FCE prend les choses en main

Jil’FCE, la branche « jeune » du Forum des chefs d’entreprise (FCE) reprend ses activités.

Et pour une reprise, une enquête sur les jeunes entrepreneurs, qui s’inscrit parmi les 10 leviers du plan d’action Jil’FCE établi pour l’année 2016, a été au centre des débats lors d’une rencontre tenue à l’espace de coworking Sylabs, à Alger.

« Étude sur les jeunes entrepreneurs : réalités, freins et perspectives », tel était le thème de cette étude, dirigée et réalisée par l’équipe de Mohamed Skander, Directeur du cabinet de consulting « Bravehill » et membre du board Jil’FCE, auprès de 627 entrepreneurs, âgés entre 20 à 39 ans.

Dans l’ensemble, il s’agit, dans cette étude, d’identifier les difficultés rencontrées, les attentes, ainsi que les points positifs que relèvent les jeunes créateurs d’entreprises à travers le territoire national.

Cette étude a relevé plusieurs points qui bloquent l’avancement de la réalisation et du développement de différents projets, mais avec la ferme conviction d’ouvrir le débat, étayé par des chiffres réalistes, dans l’intention de trouver des solutions pour rendre l’environnement plus favorable à l’émergence d’une génération d’entrepreneurs qui seront à la hauteur des défis auxquels fais face le pays.

Obstacles juridiques et fiscaux

L’Algérie reste un marché intéressant et porteur, ce qui est, déjà, un point positif pour les jeunes afin d’aller de l’avant.  Cependant, les obstacles juridiques et fiscaux se positionnent comme un premier frein.  C’est l’avis que partagent 66% des entrepreneurs, interrogés pour les besoins de cette étude.

Filières spécialisées dans les universités

Entre la théorie et la pratique, il est reconnu mondialement qu’il y a une grande différence. Il est noté, dans cette étude, que les formations proposées par le système d’enseignement ne correspondent aux besoins des entreprises.

Les réalisateurs de l’étude préconisent, à cet effet, la création de filières spécialisées dans les universités, dans l’optique de combler le manque de compétences opérationnelles.

Le financement

Outre les points cités ci-haut, le plus important reste, toujours, le fait d’avoir des ressources de financement qui peuvent aider à la création et au lancement de ces entreprises. Il est cité, dans le même document, que 60% des échecs de création d’entreprise sont liés au manque de financement.

Là encore, les réalisateurs de l’étude veulent inculquer de nouveaux principes, dont la culture de levée de fonds, qui est « inexistante », et c’est à partir de là, ajoute-t-on, qu’on pourra créer des « champions économiques ».

Des dispositions avec l’Ansej ainsi qu’avec les banques seraient en cours d’étude afin de remédier, éventuellement, au manque de financement et le président de Jil’FCE, Toufik Lerari, promet de multiplier les actions auprès du gouvernement pour les convaincre de légaliser les levées de fonds privés qui restent inexploités.

L’étude mentionne, dans le même sillage, que 37% des entrepreneurs ont recouru à des prêts auprès de différentes institutions de l’Etat pour financier leurs projets.

 

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