Irak: à Mossoul, les civils confrontés à un « risque extrême »

Irak: à Mossoul, les civils confrontés à un « risque extrême »
AFP/Archives / Dimitar DILKOFF Des civils le 8 janvier 2017 à Mossoul

L’ONU a averti mardi que quelque 750.000 civils habitant dans l’ouest de Mossoul étaient confrontés à « un risque extrême », alors que se prépare l’offensive des forces irakiennes pour reprendre au groupe Etat islamique (EI) cette partie de la deuxième ville du pays.

« Nous espérons que tout sera fait pour protéger les centaines de milliers de personnes de la rive ouest du Tigre. Nous savons qu’elles font face à un risque extrême et nous craignons pour leur vie », a déclaré Lise Grande, la coordinatrice humanitaire de l’ONU pour l’Irak, dans un communiqué.

Elle a cependant précisé que l’ONU était « soulagée » que de nombreux habitants de l’est de Mossoul, quasiment totalement repris par les forces irakiennes, « aient pu rester chez eux ».

Le groupe jihadiste contrôle toujours l’ouest de la métropole du nord, qui était habitée par environ deux millions de personnes avant l’arrivée de l’EI en 2014.

Les hauts responsables irakiens doivent désormais décider de la stratégie à adopter pour reconquérir cette partie, un peu plus petite que l’est et où les jihadistes sont mieux implantés.

AFP/Archives / Dimitar DILKOFFDes combattants des forces spéciales irakiennes, le 8 janvier 2017 à Mossoul


Des forces devraient se repositionner au sud, au nord et à l’ouest de la ville et d’autres unités pourraient tenter de mettre en place des ponts flottants sur le Tigre pour attaquer depuis l’est.

Depuis le lancement, le 17 octobre, de l’offensive pour reprendre Mossoul, quelque 180.000 personnes ont été déplacées tandis que 550.000 autres habitants sont restés dans la partie est.

 

AFP

Sabrina Lallemand
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