Et si l’excès de césariennes avait fini par favoriser des bébés plus gros ?

Et si l’excès de césariennes avait fini par favoriser des bébés plus gros ?
© FeeLoona/Pixabay/CC0

Le recours à cette intervention chirurgicale aurait levé un frein évolutif de l’espèce humaine, qui restreignait la taille des bébés pour assurer la survie de la mère et de l’enfant à l’accouchement. Une hypothèse qui reste à prouver.

On estime que 3 à 6 % des accouchements dans le monde ne peuvent pas se faire par les voies naturelles car les bébés sont trop larges pour se faufiler dans la zone pelvienne (bassin) de la mère. Or, selon des chercheurs autrichiens et américains, le recours régulier à la césarienne en serait l’origine !

Leur conclusion repose sur un modèle mathématique qui intègre les pressions de sélection en jeu dans l’évolution de l’Homme. D’un côté, les enfants qui naissent avec une grosse boite crânienne ont de meilleures chances de s’en sortir. De l’autre, depuis qu’elle a adopté la position verticale, l’espèce humaine a intérêt à avoir un bassin étroit, pour soutenir les organes de l’abdomen.

Avoir un bassin étroit est bien pour l’homme… mais pas pour la femme

L’évolution a donc favorisé la sélection de ces deux caractères… Sauf que si l’étroitesse du bassin est toujours favorable à l’homme adulte, pour la femme cela met sa vie et celle de son bébé en danger au moment où elle accouche. La césarienne permet de réduire ce risque, donc de lever ce frein évolutif.

Ainsi, cette intervention chirurgicale serait à la fois la solution pour les accouchements difficiles, mais aussi sa cause. Les chercheurs estiment que la généralisation de la césarienne a contribué à augmenter de 10 à 20% le rapport entre les mensurations du fœtus et du pelvis.

 

Odile Capronnier

Source: science&vie.com

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