Entre 3000 et 5000 enfants nés sous X chaque année, en Algérie

Entre 3000 et 5000 enfants nés sous X  chaque année, en Algérie

Fafa Benzerrouki, présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), a annoncé lors de son intervention au Forum d’El Moudjahid que : «Le nombre d’enfants nés sous X en Algérie s’élèverait à plus de 3000 annuellement».

Accoucher sous X signifie qu’une femme peut donner naissance dans un établissement de santé en gardant l’anonymat, avant de confier son enfant aux services de l’Etat. «Le problème des enfants nés sous X dont le nombre est estimé entre 3000 et 5000 par an fait toujours l’objet d’un traitement très discret de la part des pouvoirs publics, ce qui n’apporte aucune solution», avait expliqué, le président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem), le professeur Mostefa Khiati, avant d’ajouter : «Des solutions existent, il est  urgent de renforcer le traitement de ce problème à ses deux extrémités : éducation sexuelle en aval et assouplissement des procédures d’adoption ainsi que l’identification ADN systématique des géniteurs en amont.»

En effet, ces naissances résultent de grossesses hors mariage, difficiles à assumer en Algérie. La présidente du CNDH  a affirmé qu’une proposition a été faite au gouvernement pour que des tests ADN soient automatiquement faits pour établir la filiation de l’enfant.

Selon les défenseurs des droits des enfants, l’enfant abandonné restera toujours ce nouveau-né trouvé, placé sous la tutelle de l’assistance publique, confronté à l’incompréhension d’une société pas toujours tolérante. Les enfants sans affiliation ne sont pas nés pour vivre à vie dans des centres d’accueil. L’État doit faciliter les procédures d’adoption  pour leur donner une famille», a  signalé  la présidente de l’association des enfants nés sous X, «Ettifl Albarie» , Wahiba Tamer.

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Yasmine Amziane
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  • ziwa
    22 janvier 2018, 15 h 22 min

    IL faut leur faciliter l obtention des visas au lieu de les laisser mettre leur vie en danger c est un suicide donner leur la chanse d’avoir un meilleur avenir puisque en algerie la vie devient pour eux difficile et impossible a vivre

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