Attentat dans le métro de Saint-Pétersbourg, une dizaine de morts

Attentat dans le métro de Saint-Pétersbourg, une dizaine de morts
AFP / STR Le wagon endommagé à la station de métro du Technological Institute à Saint-Pétersbourg, le 3 avril 2017

Une dizaine de personnes ont été tuées et des dizaines blessées lundi dans une explosion survenue dans un wagon du métro de Saint-Petersbourg, entraînant l’ouverture d’une enquête pour « acte terroriste ».

Peu après, une bombe artisanale a été « découverte et désamorcée à temps » dans une autre station du centre de la ville, Plochtchad Vosstaniïa, a annoncé le Comité antiterroriste.

La rame touchée par l’explosion se trouvait entre deux stations d’une ligne fréquentée qui traverse le centre de la deuxième ville de Russie, Sennaïa Plochtchad et Tekhnologuitcheski Institout.

Une dizaine de personnes ont été tuées et des dizaines blessées lundi dans une explosion survenue dans un wagon du métro de Saint-Petersbourg, entraînant l’ouverture d’une enquête pour « acte terroriste ».

Peu après, une bombe artisanale a été « découverte et désamorcée à temps » dans une autre station du centre de la ville, Plochtchad Vosstaniïa, a annoncé le Comité antiterroriste.

AFP / Simon MALFATTO, Sophie RAMIS, Sabrina BLANCHARDLocalisation de Saint-Pétersbourg, où une explosion a fait des victimes dans le métro lundi et où une seconde bombe a été désamorcée


La rame touchée par l’explosion se trouvait entre deux stations d’une ligne fréquentée qui traverse le centre de la deuxième ville de Russie, Sennaïa Plochtchad et Tekhnologuitcheski Institout.

« L’enquête a été ouverte pour +acte terroriste+ », a indiqué le Comité d’enquête russe dans un communiqué, précisant que « toutes les autres pistes » seraient examinées.

« Nous étudions toujours toutes les éventualités: accidentelle, criminelle et avant tout une action à caractère terroriste », avait déclaré auparavant le président Vladimir Poutine, qui se trouvait à Saint-Petersbourg.

AFP / Alexander BULEKOVDes personnels des services d’urgence et des policiers portent une personne blessée sur une civière à l’extérieur de la station de métro de l’Institut technologique à Saint-Pétersbourg, le 3 avril 2017 après une explosion dans le métro qui a fait 10 morts

L’explosion meurtrière a eu lieu à 14H40 (11H40 GMT), selon les services secrets (FSB). Les images diffusées sur les réseaux sociaux et par les télévisions russes ont montré une rame de métro soufflée, et de nombreux voyageurs tentant de sortir des victimes des décombres.

« L’explosion a eu lieu entre deux stations mais le conducteur a pris la bonne décision de continuer sa route jusqu’à la station, ce qui a permis de procéder rapidement à l’évacuation et à l’aide aux victimes », a déclaré dans un communiqué le Comité d’enquête.

« J’étais dans le métro (…) A la station +Tekhnologuitcheski Institout+, le train s’est arrêté mais les portes ne se sont pas ouvertes. Par la fenêtre, j’ai vu quatre cadavres », a expliqué à l’AFP un retraité, Viatcheslav Vesselov.

AFP / Ruslan SHAMUKOVDes policiers russes devant l’entrée de la station de métro de l’Institut technologique de Saint-Pétersbourg le 3 avril 2017


Galina Stepanova, 38 ans, était elle à l’extérieur de la station. « J’ai vu les gens sortir, ils étaient comme sourds, beaucoup se tenaient la tête. Les secours les ont très vite pris en charge », raconte-elle.

– Deuil –

Selon la ministre de la Santé Veronika Skvortsova, interrogée par la chaîne publique d’information en continu Rossia-24, « sept personnes sont mortes sur place, un homme est mort dans une ambulance et 39 personnes ont été hospitalisées, dont deux sont décédées à l’hôpital », soit un total de 10 morts. « Six personnes se trouvent dans un état grave », a-t-elle précisé.

Galina Stepanova, 38 ans, était elle à l’extérieur de la station. « J’ai vu les gens sortir, ils étaient comme sourds, beaucoup se tenaient la tête. Les secours les ont très vite pris en charge », raconte-elle.

– Deuil –

AFP / Olga MALTSEVALes secours russes à l’entrée de la station de métro de l’Institut technologique à Saint-Pétersbourg le 3 avril 2017

Selon la ministre de la Santé Veronika Skvortsova, interrogée par la chaîne publique d’information en continu Rossia-24, « sept personnes sont mortes sur place, un homme est mort dans une ambulance et 39 personnes ont été hospitalisées, dont deux sont décédées à l’hôpital », soit un total de 10 morts. « Six personnes se trouvent dans un état grave », a-t-elle précisé.

Le Comité antiterroriste avance lui le chiffre de neuf morts.

M. Poutine a présenté ses condoléances aux victimes lors d’une courte intervention télévisée peu avant une rencontre avec son homologue bélarusse Alexandre Loukachenko. « Les causes ne sont pas encore connues et il est encore tôt pour en parler, l’enquête les déterminera », a déclaré M. Poutine.

AFP / Alexander BULEKOVDes russes choqués après l’explosion d’une bombe dans le métro de Saint-Pétersbourg qui a fait une dizaine de morts, le 3 avril 2017


Les autorités ont annoncé le renforcement des mesures de sécurité dans le métro de Moscou et les aéroports. A Saint-Pétersbourg, l’ensemble des stations de métro ont été fermées et la municipalité a décrété trois jours de deuil.

– L’UE solidaire –

« Nos condoléances vont pour tous les Russes, en particulier ceux qui ont perdu leurs proches », a réagi dans un communiqué la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Federica Mogherini.

INTERPRESS/AFP / Alexander TARASENKOVDes hommes portent un blessé à l’extérieur de la station de métro de l’Institut technologique, le 3 avril 2017 à Saint-Pétersbourg après une explosion survenue dans un wagon qui a fait 10 morts

Cette explosion intervient alors que l’organisation Etat islamique avait appelé à frapper la Russie après le début de son intervention en soutien aux forces de Bachar al-Assad en Syrie fin septembre 2015.

Un mois après le début de cette intervention, un avion reliant l’Egypte et la Russie avec 224 personnes à bord avait explosé au-dessus du Sinaï, un attentat revendiqué par l’EI.

La Russie a aussi été la cible de plusieurs attaques ces dernières années mais toutes étaient situées au sein des instables républiques russes du Caucase, les services de sécurité russes annonçant à plusieurs reprises avoir démantelé des cellules jihadistes qui s’apprêtaient à frapper Moscou et Saint-Pétersbourg.

La Russie a été à plusieurs reprises frappée par des attentats dans ses transports en commun. En 2013, deux attentats suicides à Volgograd (sud) avaient fait 34 morts, quelques semaines avant les Jeux Olympiques de Sotchi.

 

AFP

Sabrina Lallemand
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