Déchets ménagers: un « ascenseur-poubelle » conçu par un ingénieur algérien

Déchets ménagers: un « ascenseur-poubelle » conçu par un ingénieur algérien
Photo APS

ALGER – Un jeune ingénieur algérien a mis au point un prototype de poubelle sous forme de bac vertical à enfouir sous terre, qui peut être remonté, une fois rempli, pour déverser le contenu dans un camion benne à ordures.

« Il s’agit d’une sorte d’ascenseurs enterrés pour la collecte des déchets domestiques », explique à l’APS son concepteur, Amar Belhouchet, rencontré lors du salon international des équipements et des services de l’eau et de l’environnement tenu récemment à Alger.

Selon lui, cet « ascenseur-poubelle », enfoui sous terre à une profondeur de 2 mètres, peut être fabriqué sous plusieurs formats allant de 2,2 m3 au minimum jusqu’à 20 m3.

Quant à la capacité de remplissage, le bac minimal de 2,2 m3, par exemple, a une capacité de contenance de 1.000 kgs de déchets ménagers, soit quatre (4) fois la capacité d’un baquet conventionnel utilisé actuellement par les APC, qui est d’un volume de 0,75 m3 pour une capacité de 250 kgs de déchets.

Concernant le mode de fonctionnement de cette catégorie de poubelles, il explique qu’elles sont dotées d’un mécanisme à énergie hydraulique ainsi que de leviers et de tirettes.

« Il suffit d’ouvrir la trappe couvrante du bac et de raccorder manuellement le câble flexible au système hydraulique pour le faire remonter automatiquement en toute sécurité » et décharger le contenu dans la cuve du camion de ramassage, indique ce chef d’entreprise spécialisée dans l’installation d’usines et de lignes de production et dans la fabrication de machines industrielles.

L’avantage de ces poubelles souterraines, fait-il valoir, est qu’elles peuvent être implantées partout dans les zones urbaines et remplacer les baquets conventionnels qui génèrent des désagréments environnementaux (occupation d’espaces, insectes, mauvaises odeurs…) sans compter leur capacité de remplissage plus importante.

L’autre avantage, poursuit-il, est qu’un tel équipement peut être fabriqué avec des matières premières locales à 90%.

Quant à l’intérêt que pourraient porter les collectivités locales à un tel équipement, ce chef d’entreprise fait savoir qu’un prototype a été récemment présenté à l’APC d’Alger centre pour procéder à des essais qui ont donné des résultats « appréciables ».

 

APS

Karim Arhab
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