« Dar’Maa », le pari réussi d’un jeune passionné pour le tourisme du terroir

« Dar’Maa », le pari réussi d’un jeune passionné pour le tourisme du terroir
APS PHOTOS © 2017

BOUSAADA (M’sila)- La maison d’hôtes « Dar’Maa » à Boussaâda, est le pari réussi d’un jeune passionné en hôtellerie qui a le mérite de renforcer les capacités hôtelières limitées de cette région à vocation touristique et traduit l’impératif de l’implication du privé dans ce domaine.

« Dar’Maa » (la maison de ma mère) est l’ingénieuse idée de Mohamed El Bachir Abdelatif, un passionné du domaine de l’hôtellerie et de la restauration qui y a cru et s’y est investi sans relâche, jusqu’à la mettre sur pied et la voir grandir, doucement et sûrement. Ce trentenaire, né en France de mère française et de père algérien et titulaire d’un diplôme d’hôtellerie-restauration, a opté, il y a cinq (5) ans, pour s’installer dans son pays et sa ville d’origine, Boussaâda, afin d’y pratiquer et parfaire son talent.

Après avoir exercé dans les quatre coins de France et en Angleterre dans des restaurants gastronomiques et traditionnels, des clubs de vacances, etc…, Mohamed, s’est rendu à l’évidence d’un milieu « extrêmement concurrentiel »   et où il est « difficile de s’imposer », au moment où il entrevoyait davantage de chances dans son pays d’origine.

Il entame son aventure « au bled » par l’ouverture d’un restaurant dans la ville de Boussaâda spécialisé dans la cuisine française et la cuisine rapide, pour se démarquer. Et cela « a bien fonctionné »!, se réjouit-il, précisant qu’en parallèle, il offrait ses services en tant que traiteur pour les besoins de restauration à l’extérieur, entre autres pour les groupes de touristes étrangers en visite dans cette pittoresque région.

Le jeune restaurateur a pensé, en outre, à louer une Khaïma (tente traditionnelle) qu’il a fini par acquérir, afin d’y offrir aux vacanciers et autres touristes les mets du terroir, réputés pour leur saveur  particulière.

Au bout d’une année, le projet d’une maison d’hôtes a surgi dans sa tête à  la faveur d’un déclic: « Une famille de touristes français en visite à Boussaâda le temps d’un week-end avait décidé de prolonger son séjour au Kerdada mais l’hôtel était complet. Je lui ai alors proposé de l’héberger dans la villa familiale, elle a pu ainsi rester une semaine dans la région », se remémore-t-il.

Tout en s’investissant pour aménager les chambres d’hôtes, plus d’une dizaine, Mohamed a poursuivi l’activité liée à la restauration pour divers clients (institutions, touristes, hôteliers…). Si durant la première année, le nombre de clients était timide, celles suivantes ont conforté le jeune promoteur quant à la pertinence de son choix : parce que les premiers pas sont toujours délicats, Mohamed n’a pu comptabiliser qu’une cinquantaine d’hôtes au départ. Un nombre qui allait évoluer au fil des années pour atteindre 400 durant l’année en cours.

Mohamed qui se contente des réseaux sociaux comme support publicitaire préfère bâtir sa réputation sur le  « bouche à oreille »  véhiculé par une clientèle convaincue par la qualité des prestations de services plutôt que sur un « matraquage qui peut s’avérer ensuite trompeur » .

Le jeune promoteur, qui voit grand, envisage de nouveaux projets, dont l’acquisition d’une seconde khaïma fixe (50 places) offrant toutes les commodités nécessaires pour des séjours de quelques jours en bivouac, avec l’avantage d’être dans la périphérie de la ville. La khaïma amovible étant destinée aux amoureux des randonnées  et des explorations lointaines.

 

Un parc hôtelier limité

 

Bien qu’étant considérée comme une des destinations les plus réputées d’Algérie, les capacités d’accueil hôtelières à Boussaâda demeurent en-deçà de son potentiel touristique : les principales structures hôtelières de la ville étant « le Caïd » et « le Kerdada », auxquelles s’ajoutent un infime nombre de moindre catégorie, comme  « l’hôtel d’Alger ». Les deux premières enseignes sont les plus indiquées pour une clientèle moyenne, les séjours de détente, d’affaires, etc. Néanmoins, elles s’avèrent incapables de résorber la forte demande durant les hautes saisons (fêtes de fin d’année, week-ends, vacances scolaires), durant lesquelles elles affichent un taux d’occupation de 100%.

Ceci, d’autant plus que le très prisé « le Kerdada » subit depuis quelques semaines une nouvelle opération de lifting, après celle d’il y a onze ans, afin d’offrir à sa clientèle un cadre plus rénové et de meilleurs services.

Avec ses 74 chambres, dont 13 luxueuses et 5 suites, « le Caïd », entièrement modernisé et de haut standing n’est, de surcroît, accessible qu’à une catégorie restreinte de bourses.

Il est à souligner que le Kerdada et le Caïd relèvent de la chaîne El-Djazair qui englobe également l’ex-Saint-Georges (El-Djazair), Saoura et Gourara.

« De nombreux touristes, nationaux et étrangers, se plaignent ainsi du manque d’infrastructures hôtelières et sont parfois contraints de séjourner ailleurs alors qu’ils auraient préféré passer leurs vacances ou week-ends dans cette région qu’ils affectionnent particulièrement »!, observent, avec regret, de nombreux Boussaâdis.

 

APS

1 comment
Samia Fali
ADMINISTRATOR
PROFILE

Voir aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse électronique ne sera pas publiée. Les champs Exigés sont marqués avec *

Cancel reply

1 Comment

  • nina
    28 juin 2017, 13 h 34 min

    Bonjour
    très intéressant mais aucune adresse de contact même après une recherche minutieuse sur le web, pas de page web ou Facebook dar’maa demeure introuvable sur le web, dommage

    REPLY